Qui sont les deux fidèles et le sacristain de la basilique Notre-Dame, victimes de l'attentat de Nice ?

Deux femmes et un homme ont été tués dans cette attaque au couteau dans la basilique Notre-Dame de Nice. 

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Radio France
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La basilique Notre-Dame à Nice, le 29 octobre 2020.  (VALERY HACHE / AFP)

Une attaque au couteau s'est déroulée dans la basilique Notre-Dame de Nice jeudi 29 octobre vers 9h. Trois personnes sont mortes, deux femmes et un homme, selon une source policière.

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L'auteur des faits a été interpellé par la police municipale à 9h10. Grièvement blessé, il a été transporté à l'hôpital Pasteur de Nice, selon une source policière. Il a donné une identité aux enquêteurs et ses empreintes digitales ont été relevés, selon les informations de franceinfo. Christian Estrosi évoque un "attentat terroriste" après que l'auteur "n'a cessé de le répéter devant nous Allahou Akbar alors qu'il était médicalisé sur place", a-t-il ajouté. Le parquet national antiterroriste a été saisi. 

"Cet attentat visait des paroissiens tout à fait ordinaires qui venaient prier très tranquillement", a déclaré sur place Mgr Eric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France. 

Une femme de 60 ans

L'une des victimes est une fidèle âgée de 60 ans. "Elle présente un égorgement très profond de l'ordre d'une décapitation", a relaté le procureur national antiterroriste Jean-François Ricard. Son corps a été découvert à l'intérieur de la basilique, près de l'entrée, non loin du bénitier, a précisé le procureur.

Le sacristain de la basilique 

Le sacristain, personne laïque employée par le diocèse, prénommé Vincent et âgé de 55 ans, a également été tué, quasiment égorgé. Il était père de deux enfants. Il était très connu des fidèles, a indiqué le maire de la ville, Christian Estrosi. C'était un homme "gentil et agréable", selon Gil Florini, curé de la paroisse Saint-pierre d'Arène à Nice. Il a expliqué sur franceinfo que le Sacristain "venait d'ouvrir l'Eglise", pour les paroissiens.

"C'était vraiment un homme sympathique, très discret", a témoignéThierry, qui fait partie de la chorale de la paroisse et qui connaissait bien le sacristain. "Il était un pilier rassurant de la basilique parce qu'après les attentats de 2016 nous avions besoin d'être un peu sécurisés à l'intérieur de la basilique. Vincent déambulait tout autour de la nef, d'une façon très bienveillante. C'était quelqu'un de rassurant, de sympathique, de sécurisant. C'est vraiment un assassinat odieux, insoutenable."

Une femme de 44 ans

La troisième victime est une femme de 44 ans. Selon le ministère brésilien des Affaiires étrangères, cette femme est "une Brésilienne, mère de trois enfants et résidant en France". Cette fidèle a réussi à s'échapper de la basilique, a précisé Jean-François Ricard. Elle s'est réfugiée dans un café où elle a succombé à ses blessures.

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