Après le drame de Puisseguin, le temps du recueillement

A Petit-Palais comme dans les dix-sept autres communes touchées par le drame dans ce secteur de Saint-Emilion, l’heure est au recueillement solidaire dans le calme et l'émotion. Dans ce village qui a payé le plus lourd tribut à cette catastrophe routière, le temps semble s’être arrêté depuis vendredi matin.

(Des roses roses blanches, des bougies, quelques petits mots... © Thibault Camus/AP/SIPA)

Sur l’autel, dans la coquette église, des roses blanches, des bougies, quelques petits mots. Les proches des vingt-huit habitants du village disparus dans ce drame défilent. Mais aussi de simples voisins, ou connaissances qui veulent dire leur solidarité face au deuil immense.

"C'est très lourd, une espèce de poids quand on arrive à l'église pour se recueillir. Quand vous voyez qu'il y a ces corps calcinés encore dans le bus, on ne pense qu'à ça…"

A la salle polyvalente,  juste au-dessus, des psychologues continuent d’entendre les familles. La mairie a installé un registre de condoléances. Pour cet élu, se réunir est essentiel dans un tel moment. "Ça été difficile de convaincre les plus anciens de venir. Ils préféraient chez eux, cloitrés, ce n'est pas très bon".

Madame le maire a pris un arrêté : la chasse est interdite aujourd’hui dans la commune. C’était une évidence pour Fernando responsable du gros gibier pour la fédération de chasse locale. "Il n'y a pas de raison qu'on chasse après un drame pareil" .

Les cors de chasseurs retentiront ce matin avant la messe du souvenir à 11 heures. Une marche silencieuse est prévue ensuite à 15 heures dans le village.