Albi : la mère qui a poignardé la maîtresse avait déjà été internée

Au lendemain du drame dans une école maternelle d’Albi, où une institutrice a été poignardée vendredi matin, une cellule psychologique a été mise en place. On en sait également un peu plus sur le profil de la meurtrière présumée.

(Les collègues de l'enseignante de maternelle poignardée vendredi à Albi sous le choc vendredi devant l'école Edouard Herriot © Maxppp / Thierry Bordas)

La mère d'une écolière a poignardé vendredi matin avec un couteau de cuisine une enseignante de l'école maternelle Edouard Herriot, à Albi. La victime, âgée de 34 ans, est décédée de ses blessures. Les faits se sont déroulés quelques minutes après le début de la classe, devant les enfants. Dans le quartier de l'école, le drame a été vécu comme un choc et une cellule psychologique a été mise en place samedi matin.

 

"La pauvre ne pouvait pas savoir ce qui allait lui arriver"...

Fleur a 13 ans. Comme la plupart des habitants du quartier de Lapanouse, elle a grandi dans ces salles de classe et elle connaissait la maitresse. "C’était  une femme gentille, elle nous offrait des chocolats de temps en temps. La pauvre ne pouvait pas savoir ce qui allait lui arriver. En plus devant les enfants… On se connaît tous, on n'a jamais vu ça ici… ", témoigne la jeune fille sur France info, incrédule, comme beaucoup ici, après ce drame. Jusqu’à midi, les familles, les enfants et les collègues seront reçus à l’intérieur de l’école par des psychologues pour parler et essayer de comprendre l’incompréhensible.

"Elle a tué notre maîtresse" … Une cellule psychologique a été mise en place pour libérer la parole et surmonter le traumatisme - REPORTAGE de Philippe Randé
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La meurtrière présumée sortait de l'hôpital psychiatrique

L'auteur présumé des faits été arrêté et placé dans un hôpital psychiatrique. Une information judiciaire doit être ouverte la semaine prochaine à Toulouse. Cette mère célibataire âgée de 47 ans souffre de troubles mentaux sévères, a indiqué le procureur de la République. Elle était suivie depuis environ deux ans par les services de l’aide sociale à l’enfance. Une procédure de délaissement de mineur avait été engagée en début d’année contre elle car l'une de ses deux filles vivait chez sa tante en Espagne. Placée à l’époque en garde à vue, elle avait déjà été internée d’office mais au mois de mars, à sa sortie de l’hôpital psychiatrique, sans en parler à personne, elle avait décidé de récupérer sa fille, avant de la scolariser au mois de mai dans cette école Edouard Herriot, à Albi.