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Agression mortelle de Clément Méric : l'extrême droite entre négation et amalgame

Les réactions n'ont pas tardé après l'agression mortelle d'un jeune militant de gauche mercredi soir à Paris. Tous les regards se portent sur les groupuscules d'extrême droite, dont l'un, les Jeunesses nationalistes révolutionnaires, a démenti son implication, par la voix de son fondateur Serge Ayoub. Plus largement, la sphère nationaliste parle d'amalgame.
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Radio France
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 (Maxppp)

Interrogée jeudi par BFMTV, la présidente du Front national Marine Le Pen a immédiatement nié toute implication de son parti dans l'agression, récusant "tout amalgame ". Elle l'affirme : "C'est un acte épouvantable et odieux que nous condamnons [...] Ceux qui osent faire cet amalgame agissent dans un but politique et très malhonnête ". Gilbert Collard, député FN de la 2e circonscription du Gard, accuse de son côté l'extrême gauche d'attiser la haine.

> Retrouvez ici les réactions politiques à cette agression

Les principaux accusés rejettent eux aussi toute implication. Serge Ayoub, dit "Batskin", le fondateur des Jeunesses nationalistes révolutionnaires, va même plus loin, accusant les militants d'extrême gauche d'être à l'origine de l'altercation.

Alexandre Gabriac, fondateur d'un autre groupuscule, les Jeunesses nationalistes - et exclu du Front national à cause d'une photo le montrant, adressant un salut nazi - s'est aussi exprimé via Twitter.

Certains n'hésitent pas à rapprocher cette agression du contexte politique de ces derniers mois, qui ont vu l'émergence d'une parole extrémiste beaucoup plus forte. C'est le cas notamment de Cédric Cagnat, chercheur en philosophie politique et auteur de La politique de la violence .

Sur Facebook, les amis et connaissances de la victime ont créé une page de soutien, "RIP Clément Méric", dénonçant l'agression menée par "des brutes rendues folles par la propagande raciste ouverte de certains sites ". Le collectif "Action Antifa Paris" appelle lui à un rassemblement sur les lieux de l'agression jeudi.

Ses camarades de Sciences-Po se sont eux réunis devant l'établissement à midi, entonnant le Chant des Partisans ainsi que l'Internationale, tandis que le Parti de Gauche appelle à une manifestation à 18h30 sur la place Saint-Michel.

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