"J'ai pris des coups au visage, au ventre et sur les jambes", témoigne la policière agressée à Champigny-sur-Marne

"Le Parisien" a consulté les plaintes déposées par les deux policiers qui ont été roués de coups dans la soirée de la Saint-Sylvestre.

Des policiers et proches de policiers manifestent au Trocadéro à Paris, le 2 janvier 2018, après l\'agression de deux agents à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) le 31 décembre.
Des policiers et proches de policiers manifestent au Trocadéro à Paris, le 2 janvier 2018, après l'agression de deux agents à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) le 31 décembre. (JULIEN MATTIA / AFP)

C'est un témoignage qui confirme la violence de l'attaque subie par les deux policiers passés à tabac à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) dans la nuit du 31 décembre, alors qu'ils intervenaient sur les lieux d'une soirée du réveillon qui avait dégénéré. Le Parisien a pu consulter les plaintes déposées par les deux policiers, notamment par la jeune agente de 25 ans qui a subi les coups les plus violents.

Je me suis protégée avec les mains et me suis roulée en boule. J'ai pris des coups au visage, au ventre et sur les jambes.Lauriedans sa plainte

Sa plainte pour "violences aggravées" a été déposée dès le lendemain des faits, le 1er janvier. Encore sous le choc, selon Le Parisien, elle se souvient d'avoir été secourue par quatre personnes, deux garçons et deux filles. "Ils m'ont portée et m'ont amenée jusqu'à un véhicule de collègues stationné à proximité", alors qu'elle continuait de subir les coups.

Incapable d'identifier les agresseurs

Son collègue, Dominique, explique avoir d'abord reçu "un violent coup dans le dos, porté par un manche en bois, de type manche de pioche". Et le policier de continuer : "Mon gilet pare-balles a absorbé une partie du choc et j'ai réussi à maintenir mon équilibre." Il court alors pour tenter d'échapper aux agresseurs, mais il est déséquilibré par un coup dans le tibia, et chute. Il reçoit un coup de poing au visage.

Cinq ou six personnes extrêmement belliqueuses se sont alors avancées vers moi. Le premier était toujours menaçant, j'ai sorti mon arme de service.Dominiquedans sa plainte

Il réussit ainsi à faire fuir ses agresseurs, qu'il se dit incapable d'indentifier, le coup de poing ayant brouillé sa vue. C'est la lumière des gyrophares de ses collègues qui lui permette finalement de retrouver son chemin.

La gardienne de la paix et le policier se sont vu prescrire respectivement dix et sept jours d'ITT. Aucune interpellation n'a pour l'instant eu lieu dans l'enquête sur leur agression.