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Attaque à la prison de Condé en mars : le suspect, détenu radicalisé, mis en examen

Michaël Chiolo avait attaqué le 5 mars dernier deux surveillants avec un couteau en céramique et la complicité présumée de sa femme, morte des suites de ses blessures après l'assaut du Raid.

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La prison de Condé-sur-Sarthe (Orne), le 6 mars 2019. (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)

Le détenu radicalisé qui avait attaqué deux surveillants dans la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne) début mars a été mis en examen lundi 27 mai par un juge antiterroriste parisien, indique une source judiciaire à franceinfo mercredi 29 mai, confirmant une information de BFMTV. Michaël Chiolo, qui purgeait une peine de 30 ans de réclusion pour un crime de droit commun, avait agressé le 5 mars les deux surveillants avec un couteau en céramique avant de se retrancher avec sa compagne pendant près de 10 heures dans une unité de vie familiale de la prison.

Après des tentatives de négociations, les forces d'élite de la police avaient lancé l'assaut, blessant l'assaillant et tuant sa compagne Hanane Aboulhana. Michaël Chiollo n'avait pu être entendu rapidement par les enquêteurs en raison de ses blessures, qui avaient nécessité une hospitalisation. 

Quatre autres détenus mis en examen

Il a été mis en examen pour "tentative d'assassinats sur personne dépositaire de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste criminelle en récidive légale", puis de nouveau incarcéré, précise à franceinfo la source judiciaire.

Après les faits, le procureur de la République de Paris Rémy Heitz avait expliqué que Michaël Chiolo, au moment de blesser grièvement les deux surveillants, avait affirmé vouloir "venger" Chérif Chekatt, l'auteur de l'attaque jihadiste du marché de Noël de Strasbourg, abattu le 13 décembre par les forces de l'ordre après avoir tué cinq personnes.

Quatre autres détenus de la prison de Condé ont déjà été mis en examen en mars dans ce dossier. L'un d'entre eux l'a été pour "complicité de tentative d'assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste" et pour "association de malfaiteurs terroristes criminelle", tandis que les trois autres l'avaient été pour "association de malfaiteurs terroristes criminelle".

Cette attaque à la prison de Condé-sur-Sarthe, qui accueille des détenus particulièrement dangereux, radicalisés ou posant des problèmes de discipline, avait entraîné le blocage de plusieurs établissements pénitentiaires en France.

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