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Viande de cheval : l'instigateur présumé du réseau mis en examen

Au total, dix personnes sont poursuivies dans cette affaire, dont plusieurs maquignons et des proches de ce grossiste de Narbonne. 

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Des policiers entrent dans les Abattoirs de Narbonne, le 16 décembre 2013, dans le cadre du démantèlement d'un vaste réseau de trafic de cheval.  (RAYMOND ROIG / AFP)

Les mises en examen se poursuivent dans l'affaire du trafic de viande de cheval impropre à la consommation. La tête présumée du réseau a été mise en examen pour "faux et usage de faux, tromperie et association de malfaiteurs pour établissement de faux administratifs", a indiqué le parquet de Marseille, mercredi 18 décembre. Le suspect a été laissé libre sous contrôle judiciaire, assorti d'une caution de 15 000 euros. 

Qui est l'instigateur présumé du réseau ?  

Il s'agit de Patrick Rochette, grossiste en viande chevaline âgé de 59 ans. Installé depuis plus de quinze ans à Narbonne (Aude), ce gérant de la société Rochette, ex-Narbonnaise des viandes, a fait abattre une dizaine de chevaux par semaine en moyenne, selon Frédéric Goixart, un des actionnaires des Abattoirs municipaux de Narbonne.

Le négociant avait également ouvert, en 2011, une boucherie dans une galerie commerciale. Cette boutique possédait une importante chambre froide, où des carcasses ont été saisies lundi par les enquêteurs. Selon Midi Libre, le Narbonnais a déjà été condamné, en 2007, à treize mois de prison avec sursis pour "délit d’importation de denrées animales non conformes aux normes sanitaires". 

Qui sont les autres mis en examen ?

Neuf autres personnes ont également été mises en examen entre mardi et mercredi. Parmi elles se trouvent six maquignons, des marchands de chevaux, poursuivis pour "faux en documents administratifs" et "tromperie sur la qualité substantielle de la marchandise vendue".

Le fils de l'instigateur présumé du trafic ainsi que sa compagne ont eux aussi été mis en examen pour "usage de faux de manière habituelle" et "tromperie". Un informaticien originaire des Alpes-de-Haute-Provence, soupçonné d'être un faussaire, est poursuivi pour complicité. Ces neuf suspects ont tous été relâchés et placés sous contrôle judiciaire. Au total, vingt et une personnes avaient été placées en garde à vue dans cette affaire, qui concernerait environ 200 chevaux.

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