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Spanghero : quelles conséquences de la reprise partielle ?

C'est l'épilogue de près de cinq mois d'angoisse après le scandale de la viande de cheval. Environ 90 emplois seront préservés.

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Laurent Spanghero, le cofondateur de l'entreprise, le 2 juillet 2013, à Carcassonne (Aude). (ERIC CABANIS / AFP)

C'est l'épilogue de près de cinq mois de descente aux enfers, de tourmente médiatique, de lutte et d'angoisse face à l'avenir. Le tribunal de commerce de Carcassonne a décidé, vendredi 5 juillet, de retenir l'offre de reprise partielle de Laurent Spanghero pour le site de Castelnaudary, dans l'Aude. Le scandale de la viande de cheval n'aura donc pas raison de la société Spanghero et de ses 230 salariés.

Francetv info détaille les conséquences de ce jugement.

90 emplois sur 230 sauvés

L'offre de Laurent Spanghero et de ses associés, le promoteur immobilier de Narbonne Jacques Blanc et la société de capital-risque Investeam, est jugée viable. Mais elle permettra de sauver seulement 90 emplois sur les 230 de l'entreprise agroalimentaire. 

Le tribunal "prend acte de ce que M. Spanghero s'engage à ne pas céder les actifs pendant cinq ans et à garder le personnel repris au moins pendant deux ans", précise le jugement obtenu par l'AFP. La "prise de possession sera immédiate", ajoute le tribunal.

Un nouveau nom pour les plats cuisinés

L'entreprise Spanghero, dont les comptes étaient en train de se redresser progressivement avant que le scandale de la viande de cheval n'éclate, avait été désignée mi-février par le gouvernement comme un acteur primordial de la tromperie. La société, affirmait l'exécutif, revendait en connaissance de cause de la viande chevaline comme viande de bœuf.

Le projet de Laurent Spanghero mise sur le "développement homogène" des deux activités viandes et plats cuisinés de l'entreprise, qui s'appellerait dorénavant "Saveurs occitanes", rompant ainsi avec un nom discrédité.

La fin d'une situation catastrophique ?

Laurent Spanghero, qui a fondé la société avec son frère Claude en 1970, l'avait cédée en 2009 pour un euro symbolique à la coopérative basque Lur Berri, "afin de sauver les 450 emplois de l'époque", aime à rappeler l'ancien rugbyman de 74 ans.

Mais ses détracteurs s'empressent de souligner que la situation de l'entreprise n'était alors guère reluisante. "Il ne faut pas qu'il oublie qu'il y a trois ans, il a vendu la société pour un euro et qu'il avait fait faillite. Il y avait beaucoup de dettes. Et il se trouverait maintenant des compétences qu'il n'avait pas il y a trois ans ?" s'interroge ainsi un cadre de l'entreprise, sous couvert de l'anonymat.

Ces dernières semaines, seul Lidl, spécialiste allemand des supermarchés à bas prix, permettait à Spanghero de faire travailler une cinquantaine de personnes, notamment dans la partie transformation de viande. Ce contrat, qui s'est achevé le 30 juin, n'a pas été renouvelé, et l'entreprise est à l'arrêt.

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