Sarkozy annonce le renforcement des sanctions contre le terrorisme

Le président candidat prévoit notamment de réprimer pénalement "toute personne qui consultera des sites internet qui font l'apologie du terrorisme". Le Premier ministre a annoncé que le gouvernement allait mettre en œuvre ces annonces "sans délai".

Le président de la République, Nicolas Sarkozy, lors d\'une intervention télévisée sur France 2, le 22 mars 2012.
Le président de la République, Nicolas Sarkozy, lors d'une intervention télévisée sur France 2, le 22 mars 2012. (FRANCE 2 / AFP)

Après la mort de Mohamed Merah, l'auteur présumé des tueries de Toulouse et Montauban, lors d'un assaut du Raid, Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi 22 mars des mesures pour réprimer "l'apologie du terrorisme" ou "l'appel à la haine et à la violence".

Le président candidat prévoit de punir pénalement "toute personne qui consultera des sites internet qui font l'apologie du terrorisme". Le même sort doit être réservé aux personnes qui se rendront à l'étranger pour se former au terrorisme, a-t-il estimé devant les médias à l'Elysée. En outre, "la propagation et l'apologie d'idéologies extrémistes seront réprimées par un délit figurant au Code pénal, avec les moyens qui sont déjà ceux de la lutte antiterroriste", a-t-il dit.

Le chef de l'Etat a également demandé au ministre de la Justice, Michel Mercier, de lancer une étude sur la propagation des idées fondamentalistes en prison. "Avec le Premier ministre, j'ai demandé au garde des Sceaux de mener une réflexion approfondie sur la propagation de ces idéologies dans le milieu carcéral, a-t-il déclaré. Nous ne pouvons accepter que nos prisons deviennent des terreaux d'endoctrinement à des idéologies de haine et de terrorisme."

Des annonces mises en œuvre "sans délai"

Peu après l'allocution du chef de l'Etat, le Premier ministre, François Fillon, a indiqué que le gouvernement allait s'attacher "sans délai à la mise en œuvre des orientations fixées" par Nicolas Sarkozy.

"La lutte contre le terrorisme et ses motivations, en particulier le racisme et l'antisémitisme, demeure plus que jamais une priorité absolue pour la République, comme l'a rappelé le président de la République", a déclaré François Fillon. Le Premier ministre a salué en outre "l'unité que les Français manifestent au cours de cette douloureuse épreuve".