Procès d'Abdelkader Merah : un suspect jamais déstabilisé

À l'occasion du deuxième jour du procès du frère de Mohamed Merah, ce mardi 3 octobre, Nathalie Perez fait le point pour France 3.

France 3

Ce mardi 3 octobre se tient le deuxième jour du procès d'Abdelkader Merah. Depuis le palais de Justice de Paris, Nathalie Perez déclare : "Dès la première question, le président de la cour d'assises donne le ton. Il lui demande : 'Pourquoi, dans votre quartier à Toulouse, on vous surnommait Ben Ben ?' Abdelkader Merah répond : 'Parce que lorsqu'il y a eu l'attaque des Twin Towers, j'ai crié dans tout le quartier 'Vive Ben Laden', mais vous savez, à cette époque, j'étais un jeune délinquant écervelé, je ne savais pas ce que je disais'".

"Pour lui, la loi divine passe avant la loi française"

La journaliste ajoute : "L'accusé répond à toutes les questions dans le détail. Il ne semble jamais déstabilisé par le président. Lorsque ce dernier lui demande 'Êtes-vous marié ?', il répond : 'Oui, religieusement par un frère musulman dont je ne donnerai pas l'identité.' Le président lui répond : 'Vous savez qu'aux yeux de la loi, votre mariage n'existe pas, il est nul'. Abdelkader Merah répond : 'Oui, je le sais, mais pour moi, elle est ma femme aux yeux de mon créateur', sous-entendu, vous l'aurez compris : pour lui, la loi divine passe avant la loi française".

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Dessin d\'Abdelkader Merah dans la salle d\'audience, le 2 octobre 2017 à Paris.
Dessin d'Abdelkader Merah dans la salle d'audience, le 2 octobre 2017 à Paris. (BENOIT PEYRUCQ / AFP)