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Fadettes : Bernard Squarcini, l'ex-patron de la DCRI, renvoyé en procès

L'ancien chef du renseignement intérieur va finalement aller en correctionnelle dans l'affaire de l'espionnage téléphonique d'un journaliste du "Monde" en marge du dossier Bettencourt.

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France Télévisions
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Bernard Squarcini, alors directeur central du renseignement intérieur, à Paris, le 17 janvier 2012. (MARTIN BUREAU / AFP)

Nouveau rebondissement dans l'affaire des fadettes, affaire d'espionnage téléphonique d'un journaliste du quotidien Le Monde dans le cadre du dossier Bettencourt. L'ex-patron du renseignement intérieur, Bernard Squarcini, est renvoyé en correctionnelle, a indiqué mercredi 19 juin une source proche du dossier. Les juges d'instruction Sylvia Zimmermann et Alain Nguyen-The ont ordonné le 17 juin le renvoi en procès de Bernard Squarcini pour "collecte de données à caractère personnel par un moyen frauduleux, déloyal ou illicite". 

L'ancien patron de la DCRI est poursuivi pour avoir, à l'été 2010, fait requérir et analyser les factures téléphoniques détaillées ("fadettes") du reporter du Monde Gérard Davet et d'un conseiller du ministère de la Justice, David Sénat. Objectif : identifier la source du journal concernant l'affaire Bettencourt.

Bernard Squarcini avait été mis en examen en octobre 2011 pour "atteinte au secret des correspondances par personne dépositaire de l'autorité publique dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions" et "recel de violation du secret professionnel". Il risque toujours cinq ans d'emprisonnement pour "collecte de données à caractère personnel par un moyen frauduleux, déloyal ou illicite".

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