Les enquêteurs tentent de recueillir de nouveaux éléments dans le dossier qui oppose DSK et la présumée victime

Un employé du Sofitel de New York était déjà samedi dans la suite, occupée par DSK lorsque la femme de chambre qui dit avoir été agressée sexuellement est entrée, ont dit mercredi plusieurs sources.Les policiers s'interrogent par ailleurs sur le délai d'une heure entre son départ de l'hôtel et l'alerte donnée par le Sofitel.

Vue de l\'hôtel Sofitel à New York, où une femme de chambre dit avoir été agressée sexuellement par le patron du FMI.
Vue de l'hôtel Sofitel à New York, où une femme de chambre dit avoir été agressée sexuellement par le patron du FMI. (AFP - Monika Graff)

Un employé du Sofitel de New York était déjà samedi dans la suite, occupée par DSK lorsque la femme de chambre qui dit avoir été agressée sexuellement est entrée, ont dit mercredi plusieurs sources.

Les policiers s'interrogent par ailleurs sur le délai d'une heure entre son départ de l'hôtel et l'alerte donnée par le Sofitel.


Reconstitution

La victime présumée de M. Strauss-Kahn s'est présentée samedi devant la suite 2806 du Sofitel de Manhattan et a constaté que "la porte était entrouverte", a expliqué une source policière.

La jeune femme "a poussé la porte, un employé était en train de débarrasser le petit-déjeuner dans la suite et il lui a dit qu'elle pouvait nettoyer la chambre", a poursuivi une autre source proche du Sofitel.

L'accusatrice de DSK est ensuite "revenue dans la chambre avec son chariot et l'autre employé est parti", a ajouté cette source qui a également expliqué que l'établissement de Manhattan était équipé de caméras mais "uniquement dans le lobby et aux 1er et 2e étages et pas "dans les couloirs, ni dans les chambres, ni dans les suites" de l'hôtel.

Selon le récit des enquêteurs américains, la victime présumée était entrée samedi dans la suite 2806, croyant qu'elle était vide, pendant que M. Strauss-Kahn prenait une douche dans la salle-de-bain à l'autre bout de la suite.

Mère célibataire de 32 ans originaire de Guinée, la plaignante a comparu pour la première fois mercredi à huis clos devant la justice. Elle nie avoir eu une relation sexuelle consentie avec le patron du FMI.

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