Crash de l'A320 : une rigueur indispensable

Sur le plateau du 20h, Jean Serrat analyse la décision de plusieurs compagnies de renforcer la sécurité dans les cockpits des avions de ligne.

France 2

C'est une mesure sans doute contraignante mais qui va s'imposer dans de nombreuses cabines de pilotage : au moins deux personnes à tout instant dans un cockpit lors d'un vol. C'est ce qu'ont choisi plusieurs compagnies après le crash volontaire d'un A320 dans les Alpes mardi 24 mars.
"Je ne vais pas dire que tous les pilotes l'acceptent de bon cœur mais de toute évidence, il faut passer par là", commente Jean Serrat sur le plateau de France 2. Du point de vue pratique : deux pilotes dans le poste, un des deux veut sortir, le commandant de bord avec son interphone va appeler le ou la chef de cabine et le ou la prévenir qu'un des deux doit sortir. C'est seulement une fois qu'une personne habilitée sera arrivée dans le cockpit que le pilote pourra quitter son poste.

Mettre des toilettes dans le cockpit

Avant le crash de l'A320, le copilote Andreas Lubitz s'était enfermé seul dans la cabine, et son commandant de bord a essayé en vain d'ouvrir la porte. Concernant cette dernière, Jean Serrat juge qu'il "faudrait la reculer de manière à ce que les toilettes, qui sont juste avant cette porte, soient à l'intérieur de la cabine de pilotage."

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Des enquêteurs sur les lieux du crash de l\'Airbus A320 de la compagnie Germanwings dans les Alpes-de-Haute-Provence, le 26 mars 2015.
Des enquêteurs sur les lieux du crash de l'Airbus A320 de la compagnie Germanwings dans les Alpes-de-Haute-Provence, le 26 mars 2015. (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)