L'Equateur cherche un médiateur pour régler "l'insoutenable" cas Assange

Voilà 5 ans et demi que le créateur australien de WikiLeaks a trouvé asile à l'ambassade d'Equateur à Londres.

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, le 19 mai 2017 à Londres (Royaume-Uni).
Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, le 19 mai 2017 à Londres (Royaume-Uni). (JUSTIN TALLIS / AFP)

C'est la première fois que l'Équateur aborde le sujet. Lors d’une rencontre avec la presse étrangère, mardi 9 janvier, la ministre des Relations extérieures a expliqué que son pays était désormais à la recherche d’une "médiation" pour régler le dossier Julian Assange"Nous explorons la possibilité d'une médiation (...) Il pourrait s'agir d'un pays tiers ou d'une personnalité", a déclaré Maria Fernanda Espinosa. En clair : trouver une solution pour sortir de cet imbroglio diplomatique qu'elle juge "intenable". 

Aucune solution ne pourra être trouvée sans la coopération internationale et sans la coopération du Royaume-Uni, qui a fait part de son intérêt pour trouver une issue. la chef de la diplomatie équatorienne à la presse étrangère

Voilà maintenant cinq ans et demi que le fondateur de WikiLeaks vit dans l'ambassade d'Equateur à Londres. A l'époque, craignant une extradition vers la Suède pour un viol présumé qu'il nie, l'Australien de 46 ans y avait alors trouvé asile

Le parquet suédois a depuis classé l'affaire. Mais Julian Assange craint d'être arrêté, s'il sort de l'ambassade, puis extradé et jugé aux Etats-Unis pour la publication par WikiLeaks de secrets militaires et de documents diplomatiques américains en 2010. La sortie de ces documents lui vale depuis un statut de paria Outre-Atlantique.