VIDEO. Jalabert nie toute "volonté" de dopage

Accusé d'être positif à l'EPO sur le Tour de France 98, l'ancien champion avance qu'il n'avait pas de raison du douter du staff médical de son équipe.

France 3 Midi-Pyrénées

Dopé à l'insu de son plein gré ? Accusé de dopage sur le Tour de France 1998, l'ancien champion cycliste Laurent Jalabert affirme à France 3 Midi-Pyrénées qu'il a "à tout moment fait confiance au staff technique" de ses équipes (Toshiba, Once, CSC) et qu'il n'avait "aucune raison de penser que ça pouvait mal se passer, qu'il ne fallait pas faire confiance au staff médical". Jalabert reconnaît avoir "été peut-être léger", mais nie "une volonté de [sa] part d'une quelconque manœuvre pour essayer d'être meilleur". Il "ne conteste pas la possibilité" d'un contrôle positif à l'EPO ; "si c'est le cas, je regrette que ce soit le cas".

Evoquant l'affaire telle qu'elle a été révélée par le journal L'Equipe, Laurent Jalabert déplore : "On est accusé et on est coupable avant même d'avoir pu se défendre. Malheureusement, le mal est déjà fait". "Abattu", il affirme en prendre "plein la figure" et dit attendre "d'avoir des informations peut-être plus précises, pour savoir ce qui s'est passé, pour pouvoir peut-être [se] défendre un jour".

"Si ma présence n'est pas souhaitée sur le Tour..."

"Le Panda" revient sur son audition par la commission d'enquête sénatoriale sur l'efficacité de la lutte contre le dopage, au cours de laquelle il avait déclaré : "Est-ce que je crois qu'on était dopés ? Moi, je crois que non", selon Le Monde"J'ai souhaité être entendu en audition libre, sans que ce soit en huis clos. Je voulais que tout le monde puisse entendre ce que j'avais à dire", explique-t-il à France 3. "Maintenant, paraît-il que des documents attesteraient que, comme 95% des coureurs du Tour de France 98 qui ont été contrôlés, mon échantillon était positif", ajoute-t-il, en esquissant un sourire.

Laurent Jalabert, consultant pour France Télévisions, sera-t-il présent sur le Tour de France, qui débute samedi 29 juin ? "Mon souhait aujourd'hui est d'être, comme je l'ai toujours été, intègre, et de ne pas entacher la bonne marche de ce Tour de France, qui doit être une grande fête, indique-t-il. Si ma présence n'est pas souhaitée, je resterai à la maison, et ça me laissera plus de temps pour récupérer."

Laurent Jalabert, le 26 septembre 2009, à Mendrisio (Suisse).
Laurent Jalabert, le 26 septembre 2009, à Mendrisio (Suisse). ( MAXPPP)