Affaire du Carlton : une escort-girl récuse les soupçons de viol

La jeune femme s'est exprimée dans "Le Parisien", dimanche. Elle conteste les déclarations d'une autre escort, qui accuse DSK d'avoir utilisé "la force" avec elle. 

Dominique Strauss-Kahn lors du second tour de la présidentielle, le 6 mai 2012 à Sarcelles (Val d\'Oise).
Dominique Strauss-Kahn lors du second tour de la présidentielle, le 6 mai 2012 à Sarcelles (Val d'Oise). (THOMAS SAMSON / AFP)

Nouveau témoignage dans l'affaire dite du Carlton de Lille, cette fois-ci en faveur de Dominique Strauss-Kahn. Une escort-girl belge conteste, dans le Parisien du dimanche 13 mai, les faits présumés de "viol en réunion" qui auraient été commis en décembre 2010 lors d'une soirée libertine à Washington. Le Parquet devrait bientôt se prononcer sur un réquisitoire supplétif des juges lillois sur ces faits. 

De son côté, Aurélie D., 25 ans, récuse les déclarations d'une autre jeune femme qui a affirmé sur procès-verbal avoir subi des actes sexuels non-consentis de la part de DSK. Marie-Anne S. aurait été maintenue par les poignets, par David Roquet. Selon ce témoignage, la scène se serait passée sous les yeux du commissaire Jean-Christophe Lagarde.

"Je ne l'ai pas entendue dire non"

"Si elle avait vraiment et clairement dit non, je serais intervenue, bien sûr", déclare Aurélie D., présente dans la chambre lors de cette même soirée. "S'il s'était passé quoi que ce soit, j'aurais fait le nécessaire. Elle est une grande fille, elle sait très bien à quoi s'en tenir dans ces soirées. Je ne l'ai pas entendue dire non et je n'ai pas vu David Roquet lui tenir les mains", ajoute-t-elle.  

Interrogée sur la fiabilité de son témoignage et les doutes des enquêteurs, la jeune femme s'étonne : "Vous ne croyez quand-même pas que Dominique (Strauss-Kahn) m'aurait payée pour que je le protège !".

Au début du mois de mai, Libération avait publié la déposition d'Aurélie D. Selon le quotidien, la jeune femme avait alors déclaré aux enquêteurs français et belges : "Je me souviens bien. Je voyais à sa tête que ça ne lui plaisait pas." Les avocats de Dominique Strauss-Kahn avaient de leur côté indiqué que leur client contestait avoir exercé la moindre violence sur des femmes.