Affaire Sarah Halimi : la sœur de la victime va porter plainte en Israël pour tenter d'obtenir un procès

La loi pénale d'Israël peut s'appliquer à des crimes antisémites commis à l'étranger et dénoncés par un citoyen israélien, ce qui est le cas ici. La France n'extrade toutefois pas ses ressortissants.

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Une manifestation place de la République à Paris pour demander la tenue d'un procès pour meurtre dans l'affaire de la mort de Sarah Halimi, le 5 janvier 2020. (MAXPPP)

La sœur de Sarah Halimi, une sexagénaire juive tuée en 2017 à Paris, entend porter plainte en Israël pour tenter d'obtenir un procès contre son meurtrier, jugé irresponsable pénalement par la justice française, ont annoncé mercredi 21 avril ses avocats.

Mes Francis Szpiner et Gilles-William Goldnadel disent vouloir "saisir la justice israélienne d'une plainte à l'encontre de Kobili Traoré au nom d'Esther Lekover, soeur de la victime", la loi pénale d'Israël pouvant s'appliquer à des crimes antisémites commis à l'étranger et dénoncés par un citoyen israélien, ce qui est le cas de leur cliente. La France n'extrade toutefois pas ses ressortissants.

Une vive émotion dans la communauté juive

Cette annonce répond à l'arrêt de la Cour de cassation du 14 avril qui a entériné le caractère antisémite du crime mais confirmé l'impossibilité de traduire en justice le meurtrier, compte-tenu de l'abolition de son discernement lors des faits. Cette décision a suscité une très forte émotion dans la communauté juive et au-delà, accompagnée d'un vif débat sur la responsabilité pénale des personnes atteintes de troubles psychiatriques sur fond de consommation de drogues.

"Mes Goldnadel et Szpiner déplorent d'être contraints de diligenter cette procédure mais ils ne sauraient accepter un déni de justice qui heurte la raison et l'équité bien au-delà de la communauté juive de France", ont conclu les deux avocats dans un communiqué.

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