Affaire Grégory : cinq membres de la famille Villemin entendus pour éclaircir des points de l'enquête

Plus de 30 ans après le meurtre du petit Grégory des membres de sa famille sont entendus par la police. Trois d'entre eux ont été placés en garde à vue.

Le petit Grégory Villemin a été retrouvé mort le 16 octobre 1984.
Le petit Grégory Villemin a été retrouvé mort le 16 octobre 1984. (AFP)

L'affaire du petit Grégory est relancée. Mercredi 14 juin, dans la matinée, cinq personnes ont été interpellées dans les Vosges, dans le cadre de l'enquête sur le meurtre de Grégory Villemin, en 1984, selon les informations du service police-justice de franceinfo. Tous sont membres de la famille de l'enfant.

Qui sont les interpellés ?

Il s'agit de Ginette Villemin, belle-sœur de Jean-Marie Villemin, le père de Grégory, et donc tante du petit garçon. La deuxième personne est Marcel Jacob, frère de Monique Villemin, grand-mère de Grégory, et donc grand-oncle de Grégory. La troisième est Jacqueline Jacob, épouse de Marcel Jacob. Ils sont entendus sous le régime de la garde à vue par les gendarmes de la section de recherche de Dijon.

Monique Villemin, mère de Jean-Marie Villemin et grand-mère de Grégory, a également été interpellée. Enfin, Albert Villemin, époux de Monique, et grand-père de Grégory a été arrêté. Ils sont entendus en audition libre.

Sur quoi s'appuient les nouvelles analyses ? 

C'est le service central de renseignements criminels de la gendarmerie qui s'occupe des "cold cases" qui est l'origine de ces arrestations, en lien avec la section de recherche de Dijon. "Ce travail méticuleux a permis de recueillir ou de confirmer des éléments", précise le parquet et la gendarmerie, dans un communiqué commun. Les cinq personnes interpellées, mercredi matin, sont entendues afin d'éclaircir des points "mis en évidence par l'analyse criminelle".

"L’effort a été porté initialement sur la recherche d’ADN sur certains scellés du dossier, précise le parquet et la gendarmerie. Outre les 400 personnes prélevées, une centaine de témoins ont été interrogés, certains pour la première fois." Près de 2 000 courriers anonymes, reçus par les protagonistes "ont été analysés en détail", indique le communiqué. 

Ces nouvelles analyses ont permis, de retracer en détail "la chronologie des jours précédant et suivant la commission du crime, de façon à positionner dans l’espace et dans le temps l’ensemble des témoins et des éléments intéressants apparus dans la procédure". Le parquet et la gendarmerie ajoutent, en revanche, que l'expertise vocale des enregistrements de la voix du "corbeau", revendiquant l'assassinat, n'a pas été possible, en raison de la mauvaise qualité de la prise de son.