Disparition d'Estelle Mouzin : Monique Olivier affirme devant la juge que Michel Fourniret, son ex-mari, a bien tué la fillette

Auditionnée vendredi par la juge d'instruction, l'ex-épouse du tueur en série a fait une déclaration spontanée, accusant ce dernier.

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France Télévisions
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L'ex-femme de Michel Fourniret, Monique Olivier, le 29 mai 2008 à Charleville-Meziere (Ardennes). (FRANCOIS NASCIMBENI / AFP)

Pour Monique Olivier, Michel Fourniret est bien responsable de la disparition d'Estelle Mouzin. C'est ce qu'a déclaré, vendredi 24 janvier, l'ex-épouse du tueur en série devant la juge d'instruction, a déclaré son avocat, Richard Delgenes, à France Télévisions. Pour appuyer ses affirmations, Monique Olivier a donné trois raisons : la fillette était "son profil type", c'est elle qui a passé l'appel le jour de la disparition à la demande de Michel Fourniret et elle pense qu'il a fait des repérages dans les jours et semaines qui ont précédé la disparition.

L'"ogre des Ardennes", déjà condamné à la perpétuité pour les meurtres de huit jeunes femmes ou adolescentes, a toujours nié toute implication dans la disparition d'Estelle Mouzin, expliquant qu'il se trouvait ce jour-là à son domicile de Sart-Custinne, en Belgique. En guise d'alibi, le tueur en série invoquait un appel téléphonique passé à son fils le soir des faits pour son anniversaire. Ce dernier n'avait alors pas décroché, mais son coup de fil avait été attesté par des relevés téléphoniques.

"Je vous exhorte à me considérer comme coupable"

Entendu le 27 novembre par la juge Sabine Khéris, qui a récupéré l'enquête initialement conduite à Meaux, Michel Fourniret a été mis en examen pour "enlèvement et séquestration suivis de mort". Lors de cette audition, il n'est toutefois pas passé formellement aux aveux, selon l'un des avocats du père de la fillette, Me Didier Seban.

D'après le quotidien 20 Minutes, qui a publié jeudi des extraits du procès-verbal de son interrogatoire, le septuagénaire s'était montré vague : "A l'âge que j'ai, je n'ai rien à craindre ni à perdre. Si cette petite avait croisé mon chemin, je vous le dirais (...) mais je n'en ai pas souvenance", a-t-il déclaré. "Dans l'impossibilité où je suis de vous dire si je suis responsable de sa disparition (...), je vous exhorte à me considérer comme coupable, à me traiter comme coupable", a-t-il toutefois ajouté.

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