Disparition d'Estelle Mouzin : Monique Olivier a demandé à Michel Fourniret "où il avait déposé le corps", selon son avocat

Depuis lundi des fouilles sont organisées dans les Ardennes à la recherche du corps d'Estelle Mouzin, disparue en 2003. 

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Des voitures de gendarmerie à Ville-sur-Lumes où des recherches ont lieu, le 26 octobre.  (FRANCOIS NASCIMBENI / AFP)

Monique Olivier a échangé avec Michel Fourniret pour savoir "où il avait déposé le corps", de la petite Estelle Mouzin disparue en janvier 2003, a déclaré mercredi 28 octobre au micro de franceinfo, Richard Delgenes, l'avocat de l'ex-femme de "l'ogre des Ardennes". De nouvelles recherches et des fouilles ont lieu depuis lundi dans les Ardennes.

"Monique Olivier a participé, elle lui a posé des questions", a-t-il ajouté. Le couple est ensuite monté "dans le camion pour que Michel Fourniret puisse entendre Monique Olivier qui lui demandait où il avait déposé le corps d'Estelle Mouzin". "Il y a eu des échanges entre eux. Je pense qu'on n'est pas loin. Il faut continuer les efforts. Aujourd'hui est une nouvelle étape. Je ne sais pas ce que la journée va nous réserver mais on n'est pas loin", a espéré l'avocat de Monique Olivier.

Contactée par franceinfo, Corinne Hermann, avocate d'Eric Mouzin, le père de la fillette, estime de son côté que l'espoir de retrouver le corps de la fillette est "prématuré". Elle s'exprimera en fin de journée.

"Il faut avancer au rythme de Michel Fourniret" 

"Depuis que les fouilles ont commencé à partir de Ville-sur-Lumes, on ne savait pas trop", où il fallait aller, a poursuivi l'avocat. "Il y avait des endroits ciblés par le enquêteurs, mais on était indécis et dans l'expectative. Tout dépendait de Michel Fourniret, puisque Monique Olivier n'a pas d'idée de l'endroit où pourrait être Estelle Mouzin", a assuré Richard Delgenes.

"Il faut avancer au rythme de Michel Fourniret. Il a tendance à faire un pas en avant, deux pas en arrière, donc est obligé de s'adapter à ce qu'il dit. Sur les cartes, il montre des endroits, on bouge, on avance. Les choses sont compliquées", a-t-il ajouté. Les investigations reprennent ce mercredi dans les Ardennes avec notamment la présence de spécialistes du comportement.

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