Affaire Estelle Mouzin : Michel Fourniret a fait des "aveux en creux", selon l'avocate du père de la fillette

Le tueur en série Michel Fourniret s'est confié lors d'une audition le 2 mars dernier, à propos de la disparition à Guermantes (Seine-et-Marne) en 2003 de la fillette de 9 ans.

Cette photo prise le 29 mai 2008 montre le tueur en série Michel Fourniret arrivant au tribunal de Charleville-Mézières (Ardennes).
Cette photo prise le 29 mai 2008 montre le tueur en série Michel Fourniret arrivant au tribunal de Charleville-Mézières (Ardennes). (ALAIN JULIEN / AFP)

Lors d'une audition le 2 mars dernier, Michel Fourniret a fait des "aveux en creux", dans l'affaire Estelle Mouzin, a indiqué jeudi 8 mars à franceinfo Corinne Herrmann, l'un des avocats du père de l'enfant, confirmant une information du Parisien. Estelle Mouzin a disparu en 2003 à l'âge de 9 ans à Guermantes (Seine-et-Marne).

Michel Fourniret, condamné à la perpétuité en 2008 pour cinq meurtres et deux assassinats, a fait cette déclaration lors d'une audition dans le bureau de la juge d'instruction Sabine Kheris, chargée de l'enquête sur les meurtres de Marie-Angèle Domece en 1988 et de Johanna Parish en 1990, que Michel Fourniret a avoué mi-février.

Michel Fourniret veut rencontrer les familles des disparues

Interrogé sur la lettre qu'il a adressée en 2007 au président de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Reims, Michel Fourniret a confirmé ses déclarations. Dans ce courrier, le tueur en série demandait à être entendu dans les affaires, Parish, Domece et Mouzin, à rencontrer les familles des disparues, et souhaitait la jonction des trois dossiers.

"On a 10 000 raisons de dire 'c'est Fourniret'", a souligné Didier Seban, l'autre avocat du père d'Estelle Mouzin. Invité de franceinfo mercredi, il a estimé qu'on avait "écarté trop vite la piste Michel Fourniret". Didier Seban et Corinne Herrmann demandent le dessaisissement de la police judiciaire de Versailles, une requête qui sera examinée par la justice le 22 mars. Les deux avocats souhaitent que les gendarmes de la section de recherche de Dijon, qui ont enquêté sur les meurtres de Johanna Parish et Marie-Angèle Domèce, reprennent le dossier.