Affaire Élodie Kulik : la libération de Willy Bardon entraîne la colère du père de la victime

La libération de Willy Bardon, condamné en 2019 à 30 ans de réclusion criminelle pour la séquestration, le viol et le meurtre d'Élodie Kulik, suscite la colère du père, Jacky Kulik. Un procès en appel a été fixé au mois de juin 2021.

France 2

Willy Bardon a été condamné en 2019 à 30 ans de réclusion criminelle pour l’enlèvement, la séquestration et le viol d’Élodie Kulik. Il a fait appel de ce verdict et vient d'être libéré dans l'attente de son second procès, qui aura lieu en juin 2021. Pour le père de la jeune femme, Jacky Kulik, cette libération passe mal : "Je me suis dit qu’une nouvelle fois, on tuait Elodie [...] Ce que je recherche avant tout, c’est de le faire enfermer". Samedi 3 octobre, pour la première fois, Willy Bardon a accepté de s'exprimer. Il clame son innocence. "Je comprends ce monsieur-là, c’est normal ce qu’il fait, je pense que si j’étais à sa place, j’en ferais autant [...] Aujourd’hui, il faut qu’il comprenne que j’ai rien à voir là-dedans", explique-t-il à France 2. 

Le corps d'Élodie Kulik a été retrouvé en 2002 

Selon ses avocats, les magistrats n’ont fait qu’appliquer la loi en le libérant. "La détention provisoire ne doit être nécessaire que pour permettre l’avancée du dossier. Dès lors que le dossier est terminé, une personne est présumée innocente et doit être libre", précise Maître Stéphane Daquo. Le matin du 11 janvier 2002, le corps d’Élodie Kulik est retrouvé brûlé au bord d’une route. La jeune femme a été violée et étranglée. Sur un appel au secours passé depuis son portable, la voix de Willy Bardon est formellement identifiée par ses proches, en 2013. En garde à vue, il avoue, sous la pression des gendarmes, dit-il. 

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Jacky Kulik montre une photo de sa fille, Elodie Kulik, au tribunal d\'Amiens (Somme), le 21 novembre 2019.
Jacky Kulik montre une photo de sa fille, Elodie Kulik, au tribunal d'Amiens (Somme), le 21 novembre 2019. (DENIS CHARLET / AFP)