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Affaire EADS: Lagardère dément tout délit d'initiés

Arnaud Lagardère a réaffirmé aujourd'hui devant la commission des Finances de l'Assemblée qu'il a tenu l'Etat informé des conditions de la vente d'une partie de ses actions EADS et a démenti tout soupçon de délit d'initiés.
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Radio France
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"Il n'y a pas eu de délit d'initiés", a martelé Arnaud Lagardère devant les députés en soulignant qu'il n'avait pas eu d'informations particulières jusqu'en juin 2006. Il a ajouté qu'il y avait déjà eu une première annonce de retard sur l'A380, dès juin 2005. Il a souligné que les dirigeants d'Airbus répétaient jusqu'en juin 2006 que le retard pouvait être "rattrapé". L'audition, qui a duré près de deux heures, a permis
d'aborder une nouvelle fois les relations avec l'Etat actionnaire. "Ce que je savais ou ce que je sais, l'Etat le savait et l'Etat le sait", a-t-il souligné lors de son audition par la commission des Finances de l'Assemblée nationale.

Les députés et sénateurs, membres de cette commission multiplient les auditions depuis le 5 octobre. Ce matin, ils auditionnaient Arnaud Lagardère afin de vérifier les informations dont disposaient l'Etat, actionnaire d'EADS à hauteur de 15%, lorsque son partenaire, Lagardère, a vendu 7,5% du capital au prix fort. Avant l'audition, le président de la commission des Finances de l’Assemblée, Didier Migaud affirmait n’avoir aucun a priori sur l’audition d’Arnaud Lagardère.

Mais la commission souhaitait savoir également quel a été le rôle du chef d’entreprise dans le rachat d'une partie (2,25%) de ces actions par la Caisse des dépôts (CDC). En revanche, les députés ne devraient pas pouvoir l’interroger directement sur les soupçons de délit d'initiés puisque cela fait l'objet d'une information judiciaire et d'une enquête de l'Autorité des marchés financiers.

Le groupe Lagardère et l'autre grand actionnaire privé, l'Allemand Daimler, sont soupçonnés d'avoir connu les retards d'industrialisation de l'A380 d'Airbus, filiale d'EADS, avant leur révélation le 13 juin. Ils ont tiré de la vente de leurs actions environ 2 milliards d'euros, alors que le titre a ensuite glissé de 40% en deux mois, dont 26% en une seule journée, le 14 juin.

Demain ce sera au tour de l'ancien ministre des Finances, Dominique Strauss-Kahn, d’être entendu à l'Assemblée nationale sur l'élaboration du pacte d'actionnaires d'EADS en 1999. Enfin pour Dominique de Villepin ce sera le 30 octobre par la commission des Finances du Sénat

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