Affaire Grégory : quelles issues possibles pour Murielle Bolle ?

Alors que la témoin-clé Murielle Bolle n'a pas livré d'éléments susceptibles d'élucider l'affaire du petit Grégory et que l'enquête piétine, que réserve la justice à la belle-soeur de Bernard Laroche ? L'envoyée spéciale Nathalie Perez nous répond.

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Murielle Bolle, la belle-soeur de Bernard Laroche, un temps soupçonné d'avoir enlevé le petit Grégory, va être déférée devant un juge d'instruction à Dijon ce jeudi 29 juin. Alors quelles sont les issues possibles ? "Il y a deux possibilités, affirme la journaliste Nathalie Perez", envoyée spéciale à Saint-Étienne-lès-Remiremont, où Murielle Bolle était interrogée durant sa garde à vue. "Murielle Bolle peut être mise en examen pour complicité d'assassinat et non-dénonciation de crime ; pour cela il faudrait que l'accusation ait des charges suffisamment lourdes à son encontre", explique-t-elle.

Nouveau témoignage

"Deuxième possibilité : elle peut être placée sous le statut de témoin assisté et ne serait pas soumise à un contrôle judiciaire", indique la journaliste. "C'est précisément ce que demande son avocat, car dit-il, elle n'a fait aucune révélation et a été sujette à des trous de mémoire pendant sa garde à vue. Pour autant, durant sa garde à vue, les gendarmes ont acquis des convictions, notamment grâce au témoignage récent d'un cousin de Murielle Bolle qui affirme que, quelque temps après l'affaire, elle lui aurait confié qu'elle était bien dans la voiture de Bernard Laroche et qu'elle a bien assisté à l'assassinat du petit Grégory. Mais à l'heure qu'il est, et 32 ans après les faits, Murielle Bolle semble bien persister dans son silence", conclut la journaliste.

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Murielle Bolle lors du procès de Jean-Marie Villemin, à Dijon (Côte-d\'Or), le 3 novembre 1993.
Murielle Bolle lors du procès de Jean-Marie Villemin, à Dijon (Côte-d'Or), le 3 novembre 1993. (MAXPPP)