Affaire Grégory : l’heure de la confrontation

Murielle Bolle est confrontée ce vendredi 28 jullet à l'un de ses cousins. Celui-ci affirme qu'elle lui avait avoué avoir assisté à l'enlèvement du petit Gregory en 1984.

FRANCE 3

La vérité dans l'affaire du petit Gregory, ou du moins, une partie de celle-ci, va-t-elle éclater vendredi 28 juillet ? A 14 heures, la présidente de la chambre de l'instruction de Dijon (Côte-d’Or), Claire Barbier, confronte dans son bureau deux acteurs clés de l'enquête sur la mort du garçon : Murielle Bolle, 48 ans, et son cousin, le mystérieux Patrick F., 54 ans, apparu fin juin 2017 dans cette affaire vieille de près de trente-trois ans. Quels sont les enjeux de cette confrontation ? "Elle doit tenter de démêler le vrai du faux et de tester la véracité de ce témoignage de dernière minute", explique la journaliste de France 3 Sophie Neumayer, en duplex depuis le palais de justice de Dijon.

La soirée du 5 novembre 1984 au centre de la confrontation

Les deux acteurs clés livrent une version radicalement différente de la soirée du 5 novembre 1984. Une date cruciale pour les enquêteurs, puisque c'est la veille de la rétractation de Murielle Bolle, alors adolescente, qui les avait alors mis sur la piste du principal suspect, son beau-frère Bernard Laroche. "Ce cousin apporte des éléments précis sur cette soirée du 5 novembre 1984 au cours de laquelle il affirme que Murielle Bolle était frappée par sa famille. Mais il y a également des zones d’ombre à éclaircir, notamment il soutient qu’elle a été couverte de bleus lors de cette réunion familiale. Or, le lendemain, devant les caméras, aucune trace visible", rappelle la journaliste. Le face-à-face devrait durer entre trois et cinq heures.

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Marie-Ange Laroche (à droite), et sa sœur Murielle Bolle (à gauche), le 30 juin 1986 au tribunal de Dijon (Côte-d\'Or).
Marie-Ange Laroche (à droite), et sa sœur Murielle Bolle (à gauche), le 30 juin 1986 au tribunal de Dijon (Côte-d'Or). (ERIC FEFERBERG / AFP)