Affaire Grégory : le couple Jacob remis en liberté sous contrôle judiciaire après quatre jours de détention

Les deux septuagénaires restent mis en examen pour enlèvement et séquestration suivis de mort.

Des gendarmes montent la garde devant la chambre d\'instruction de Dijon (Côte-d\'Or), où Marcel et Jacqueline Jacob étaient entendus mardi 20 juin 2017.
Des gendarmes montent la garde devant la chambre d'instruction de Dijon (Côte-d'Or), où Marcel et Jacqueline Jacob étaient entendus mardi 20 juin 2017. (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

La justice n'a pas suivi les réquisitions du parquet. Marcel et Jacqueline Jacob, grand-oncle et la grand-tante du petit Grégory, ont été remis en liberté et placés sous contrôle judiciaire mardi 20 juin par la chambre d'instruction de Dijon (Côte-d'Or). Les deux époux, qui restent mis en examen pour enlèvement et séquestration suivis de mort, avaient été arrêtés mercredi dernier dans les Vosges. Un évènement qui avait relancé l'affaire, jamais élucidée depuis la découverte du garçon de quatre ans, pieds et poings liés dans les eaux de la Vologne, le 16 octobre 1984.

Le contrôle judiciaire impose aux époux de vivre séparément en attendant d'être interrogés, a précisé Stéphane Giuranna, l'avocat de Marcel Jacob. "Ils ont vécu un cauchemar depuis mercredi, ils sont fous de joie", a-t-il toutefois ajouté, se félicitant que "la chambre de l'instruction [avait] entendu nos arguments sur la faiblesse des charges".

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Logés dans deux adresses tenues secrètes

Cette décision, d'application immédiate, constitue un sérieux revers pour les enquêteurs et le parquet général qui avait requis le maintien en détention. Les deux époux ne retourneront pas chez eux dans les Vosges, mais seront placés dans deux logements différents à des adresses tenues secrètes dans le cadre de leur contrôle judiciaire.

"La cour a pris en considération les éléments que nous avons apportés ce week-end, à savoir les adresses secrètes, une interdiction absolue pour les époux Jacob de communiquer avec les médias, sans quoi leur placement en détention provisoire pourrait être immédiatement ré-ordonné", a précisé Stéphane Giuranna.