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Violences urbaines : "Ça aurait pu pu très mal finir", raconte un habitant après l'incendie d'un immeuble à Villeurbanne causé par des tirs de mortiers d'artifice

Vers minuit et demi, cinq adolescents ont tiré des fusées en direction de l'immeuble, selon les riverains.
Article rédigé par Christophe Vincent
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min
Un immeuble en partie incendié à Villeurbanne, le 29 juin 2023. (JEFF PACHOUD / AFP)

Des tensions et des échauffourées ont eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi 29 juin dans plusieurs villes de France deux jours après la mort de Nahel, jeune homme de 17 ans tué par un policier lors d'un contrôle routier mardi à Nanterre (Hauts-de-Seine). Des violences nocturnes ont également éclaté dans le huitième arrondissement de Lyon (Mermoz), à Vénissieux (les Minguettes), Vaulx-en-Velin, et à Villeurbanne ou un immeuble de sept étages a été pris pour cible et incendié.


Sur l'immeuble récent en copropriété, la façade noircie témoigne du drame qui a pu être évité. Vers 0h30, cinq adolescents ont tiré des fusées en l'air. Un homme s'est plaint du bruit, tout comme l'occupante du cinquième. "Ils ont visé spécifiquement l'immeuble à l'étage, raconte un voisin, là où la personne a dit qu'elle allait appeler la police". Il affirme que cette personne a été menacée : "Tout le monde l'a entendu : 'on sait où tu habites, on va venir mettre le feu'." Il explique que les flammes se sont ensuite propagées vers les étages en-desous. "Ça aurait pu très mal finir. Heureusement qu'on a été tous réveillés par les tirs de mortiers d'artifice. Il faut voir le bruit que ça fait".

"Il y a des gens dans la rue qui ont commencé à hurler : 'descendez, descendez !'. On est tous descendus avant que le feu ne se propage."

un voisin de l'immeuble

à franceinfo

Dans l'immeuble, une chaîne d'entraide s'est improvisée, souligne Leïla, la nounou du rez-de-chaussée : "Au cinquième étage, il y avait une dame avec un enfant handicapé qu'il fallait évacuer rapidement, une personne âgée, d'autres voisins avec des enfants en bas âge". "Des jeunes ont toqué partout en disant : 'sortez, sortez, sortez !'". La mairie a relogé 35 résidents dans trois hôtels du secteur.

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