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Violences après la mort de Nahel : pourquoi les unités d’élite sont-elles dans les rues ?

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Violences suite à la mort de Nahel : pourquoi les unités d’élite sont-elles dans les rues ?
Article rédigé par France 2 - T.Cuny, E.Pelletier, M.Khiat, J.Laurent-Kaysen, A.Palussière, P.Caron, @RevelateursFTV, B.Bervas
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Plusieurs maires dénoncent le manque de moyens face aux émeutes, alors que 40 000 membres des forces de l’ordre ont été déployés jeudi 29 juin, avec l’apparition pour certaines opérations de la BRI, mais aussi du RAID et du GIGN.

Arme au poing, positionnés sur leurs blindés au milieu de la circulation, l’image surprend. Des hommes du RAID, l’une des unités d’élite de la police nationale, en faction dans les rues de Lille (Nord), jeudi soir, pour prévenir des violences à la suite de la mort de Nahel, mardi 27 juin. Depuis le début des émeutes, RAID, GIGN, BRI sont mobilisés dans plusieurs villes de France, comme à Nanterre (Hauts-de-Seine), où un blindé dégage des carcasses de véhicules, jeudi.

Des unités auparavant déployées

Ces unités d’élites sont habituellement utilisées pour des opérations à risque, de terrorisme ou de grand banditisme. "Je trouve que c’est plutôt une bonne idée de prépositionner la BRI s’il se passe quelque chose d'important, il peut y avoir une prise d’otage, des gens à aller sauver", soutient Frédéric Péchenard, ancien directeur général de la police nationale. Ce n’est pas la première fois qu’un gouvernement appelle ces unités. En 2010, elles avaient été appelées à Grenoble pour mettre fin à des scènes de guérilla urbaine. En 2021, le GIGN était déployé en Martinique face à la contestation sociale.

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