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Violences après la mort de Nahel : Jean-Luc Mélenchon appelle les jeunes à "ne pas toucher" aux écoles

"L'école, il ne faut pas y toucher, la bibliothèque, le gymnase, tout ce qui est à nous tous, qui est notre bien commun", a demandé vendredi le leader des Insoumis dans une vidéo.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Temps de lecture : 1 min
Jean-Luc Mélenchon lors d'une manifestation à Paris contre la réforme des retraites, le 6 juin 2023, à Paris. (SAMUEL BOIVIN / NURPHOTO)

"Jamais les Insoumis n'ont été pour la violence." Jean-Luc Mélenchon a répliqué à ses détracteurs, vendredi 30 juin, en appelant "notamment les plus jeunes" à "ne pas toucher" aux écoles ou aux bibliothèques, après trois nuits d'émeutes en France. Depuis mardi, les Insoumis essuient un feu roulant de critiques venant du camp présidentiel, de la droite et de l'extrême droite, qui leur reprochent de ne pas condamner suffisamment fermement les émeutes et les violences, consécutives à la mort du jeune Nahel, tué par un policier lors d'un contrôle routier.

Le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti les avait ainsi taxés de "complices moraux des exactions qui sont commises". Jean-Luc Mélenchon a contre-attaqué en deux temps. "Les élucubrations contre LFI ne masqueront pas la responsabilité de ceux qui ont créé cette situation", a-t-il lancé à midi sur Twitter. "L'escalade sécuritaire mène au désastre", s'est-il indigné. Une référence à l'augmentation du déploiement des forces de l'ordre dans la nuit de jeudi à vendredi, et aux déclarations de l'exécutif qui s'est dit prêt à adapter le dispositif de maintien de l'ordre "sans tabou"

"Notre bien commun"

"Entendez la demande populaire. Respectez-la. Plan d'urgence justice partout", a également clamé le chef insoumis. Plus solennel dans la soirée, il est toutefois intervenu dans une vidéo pour s'adresser "notamment" aux "plus jeunes". "L'école, il ne faut pas y toucher, la bibliothèque, le gymnase, tout ce qui est à nous tous, qui est notre bien commun". 

Des divergences étaient apparues au sein de la gauche dans la façon d'apaiser le climat de tension. Si le premier secrétaire du PS Olivier Faure a dit, dans une vidéo, "comprendre parfaitement la colère qui s'exprime" dans "des territoires négligés, méprisés par la République", il a dans le même temps "appelé solennellement à un retour au calme". "J'appelle l'ensemble des élus de la Nupes à appeler au retour de la paix civile", a ajouté le député de la Seine-et-Marne, dans une déclaration adressée en particulier aux Insoumis.

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