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Carte Mort de Nahel : visualisez l'ampleur des émeutes en France lors de cette troisième nuit de violences

Article rédigé par franceinfo
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 2 min
Le quartier Pablo Picasso, à Nanterre, le 30 juin 2023. (BERTRAND GUAY / AFP)
Selon le recensement non-exhaustif effectué par franceinfo, au moins une centaine de communes en France ont été touchées.

Après le drame survenu mardi à Nanterre, les violences urbaines se sont étendues à toute la France. Il n'aura fallu que quelques nuits pour que ces émeutes, survenues en réaction à la mort de Nahel, tué mardi par un policier lors d'un contrôle routier, se propagent à des villes de toutes les régions, dans l'Hexagone comme en outre-mer.

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Lille, Strasbourg, Marseille, Brest... Dans la nuit du jeudi 29 au vendredi 30 juin, des dizaines de villes ont été touchées par des incidents. A partir du recensement effectué par les journalistes de presse régionale et des vidéos largement partagées sur les réseaux sociaux, franceinfo a établi une liste, non-exhaustive, d'une centaine de communes touchées.

Dans plusieurs villes, les émeutiers se sont attaqués à des bâtiments publics, notamment des commissariats. Franceinfo en a compté au moins une dizaine, comme à Limoges, Reims ou Avignon. Des écoles ont été également prises pour cible, comme à Mâcon, à Fontaine près de Grenoble, ou au Petit-Quevilly près de Rouen.

Dans la plupart des cas, les émeutes ont entraîné des incendies, des tirs de feux d'artifice artisanaux, et des affrontement avec les forces de l'ordre. Vendredi, à la mi-journée, les forces de l'ordre avaient procédé à 875 interpellations, dont plus de 400 en Ile-de-France, d'après Gérald Darmanin. Au total, 249 policiers et gendarmes ont été blessés légèrement, selon le ministère de l'Intérieur. Dans certaines villes comme Nanterre, les forces de l'ordre ont fait demi-tour face à l'intensité des violences. Des blessés sont aussi à déplorer du côté des manifestants, comme en témoignent plusieurs vidéos montrant des hommes blessés, mais il est encore difficile d'en connaître le nombre exact.

Un embrasement plus rapide qu'en 2005

Depuis plusieurs jours, le parallèle avec les émeutes de 2005 se dessine. La Seine-Saint-Denis, puis la France toute entière, avaient été le théâtre de trois semaines de violences urbaines, après la mort de Zyed et Bouna, deux adolescents électrocutés le 27 octobre dans un transformateur de Clichy-sous-Bois après une course-poursuite avec la police.

A cette époque aussi, de nombreuses villes en dehors de l'Ile-de-France avaient été touchées. Mais les émeutes ne s'étaient étendues que le 2 novembre, six jours après la mort de Zyed et Bouna et les premières manifestations à Clichy-sous-Bois. La nomination d'un juge indépendant, une semaine après les faits, n'avait pas calmé les émeutiers. L'état d'urgence avait été déclaré le 8 novembre. 

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