VIDEO. Manifs en hommage à Rémi Fraisse : qui sont les casseurs ?

Des affrontements ont eu lieu entre manifestants et forces de l'ordre, samedi 1er novembre, à Nantes. Et pour cause, le cortège comptait de nombreux casseurs.

France 2

De violents incidents ont éclaté à Nantes, samedi 1er novembre, en marge d'une manifestation en mémoire au jeune militant au barrage de Sivens. 

Dans le cortège, des casseurs n'ont pas hésité à lancer des bouteilles d'acide ou des pavés. Ils sont jeunes, entre vingt et trente ans, et ils n'ont pas de casier judiciaire, précise une journaliste de France 2. C'est ce qui ressort des 21 interpellations de samedi, à Nantes.

"A quoi bon aller crier des slogans aux fenêtres de l'État ?"

Ce sont "des groupuscules très formés, très aguerris aux manifestations. Et puis autour de ces personnes-là, viennent se greffer des gens jeunes ou moins jeunes, qui sont un peu désœuvrés", précise Thierry Spitz, un policier présent aux manifestations.

Pour un militant, désormais interdit de manifestations, "c'est une prise de conscience. Les gens se disent : à quoi bon aller crier des slogans aux fenêtres de l'État, autant commencer une nouvelle forme de lutte qui sera sans doute plus violente, mais qui sera en réponse à la police".

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Des manifestants dénoncent la violence policière, le 27 octobre 2014 à Nantes (Loire-Atlantique), après la mort d\'un jeune homme sur le barrage de Sivens (Tarn). 
Des manifestants dénoncent la violence policière, le 27 octobre 2014 à Nantes (Loire-Atlantique), après la mort d'un jeune homme sur le barrage de Sivens (Tarn).  (MAXPPP)