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Comment expliquer l'accident de l'A320 ?

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France 3
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France Télévisions

Beaucoup de questions se posent après le crash de l'A320 de Germanwings dans le massif de l'Estrop dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Retour sur les huit dernières minutes de vol de l'A320 de Germanwings. À 10h30 mardi 24 mars, l'A320 de Germanwings échange un dernier message radio avec les contrôleurs aériens. Une minute plus tard, l'avion commence à descendre. À 10h35, le pilote ne répond plus aux contrôleurs qui déclenchent alors l'alerte. 10h38, ultime tentative pour contacter l'avion. 10h40, l'avion disparait des radars.

Les raisons ?

L'appareil a-t-il pu subir une panne moteur ? "Une panne de moteur n'implique absolument pas de crash dans une montagne. Une panne de deux moteurs simultanés n'implique pas non plus la descente linéaire sans message de détresse vers une montagne", confirme Tony Piquer, ancien commandant de bord. La météo non plus ne semble pas être mise en cause : "On a vu la photo-satellite au moment de l'accident, il faisait beau à cet endroit-là, il n'y avait pas de nuage particulier", ajoute Jean Serrat. L'erreur humaine ? Une éventualité selon les spécialistes. Quant à la vétusté de l'appareil, il avait été mis en service il y a 24 ans : "N’importe quelle pièce, au bout de trois ans, qu'elle soit en bon ou mauvais état, est remplacée par une neuve donc 24 ans ne veut rien dire", explique l'ancien commandant de bord Jean Serrat.

La question de l'attentat ne peut pas non plus être écartée : "Nous sommes en présence d'un avion qui pendant huit minutes et demi fait une descente régulière sans aucun message annoncé au trafic aérien. Le seul moment dans un avion où vous ne pouvez pas émettre un signal de détresse c'est quand on vous empêche de parler", justifie Tony Piquer.

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