Crash en Éthiopie : les questions sur le Boeing 737 se multiplient

Un jour de deuil national a été décrété en Éthiopie lundi 11 mars, après le crash, dimanche, d'un Boeing 737 dans lequel 157 personnes ont perdu la vie. Les deux boîtes noires de l'appareil ont été retrouvées. De nombreuses questions restent en suspens autour de ce modèle d'avion.

FRANCE 2

Un cratère dessiné au milieu des champs. L'avion s'est désintégré en touchant le sol et sur les lieux du crash, il ne reste que des morceaux de la carlingue. Les deux boîtes noires viennent d'être retrouvées par les enquêteurs, lundi 11 mars. De précieuses sources pour tenter de comprendre pourquoi le Boeing 737-MAX s'est écrasé juste après son décollage, faisant 157 victimes. L'appareil avait décollé d'Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, dimanche matin. Les conditions météo étaient favorables, mais six minutes après son décollage, le pilote expérimenté signale des difficultés et demande à faire demi-tour. L'avion semble décrocher, puis reprendre de l'altitude, avant de s'écraser.

L'aviation américaine avait noté un dysfonctionnement

Tous les regards se tournent désormais vers l'appareil, ce Boeing 737-MAX8, version la plus récente du 737, l'avion de ligne le plus vendu au monde. En octobre dernier, déjà, le même modèle d'avion appartenant à la compagnie indonésienne Lion Air s'était écrasé dans les mêmes circonstances quelques minutes après son décollage, faisant 189 morts. À l'époque, quelques jours après le drame, les pilotes avaient mis en cause le nouveau système automatique antidécrochage de l'appareil. "Il y a un risque de piqué répété", écrivait l'aviation fédérale américaine dans une note d'urgence en novembre dernier.

Alors, les pilotes ont-ils été suffisamment formés ? Comme la plupart des constructeurs, Boeing a choisi de mettre beaucoup d'informatique dans ses derniers modèles pour aider les pilotes, mais savent-ils encore reprendre la main en cas d'incident ? Lundi matin, la compagnie Ethiopian Airlines, mais aussi l'Indonésie et la Chine, ont décidé de suspendre tous leurs vols de Boeing 737-MAX8. Des appareils qui ne sont pas utilisés par les compagnies françaises, selon la Direction générale de l'aviation civile (DGAC).

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Un tas rassemblant les débris du crash du Boeing 737 de la Ethiopian Airlines près de Bishoftu (Ethiopie), le 11 mars 2019.
Un tas rassemblant les débris du crash du Boeing 737 de la Ethiopian Airlines près de Bishoftu (Ethiopie), le 11 mars 2019. (MICHAEL TEWELDE / AFP)