DIRECT. Collision mortelle à Millas : "Les témoignages indiquent majoritairement que les barrières étaient fermées au moment de l'accident", selon le procureur

"L’identification des victimes a été menée à bien", a précisé la préfecture des Pyrénées-Orientales pendant la nuit.

Ce direct est terminé.

Ce qu'il faut savoir

Le bilan de l'accident survenu jeudi 14 décembre entre un train et un bus scolaire s'est alourdi de cinq morts, affirme le procureur de Marseille. Le bilan a été revu à la hausse après la mort, vendredi dans l'après-midi, d'un enfant des suites de ses blessures. "Le pronostic vital de six victimes est engagé", a-t-il précisé lors d'une conférence de presse au lendemain du drame. 

Revenant sur les circonstances de l'accident, il a jouté que "les témoignages indiquent majoritairement que les barrières étaient fermées au moment de l'accident". 

L'identification des victimes a été difficile. "L’identification des victimes a été menée à bien", a précisé la préfecture des Pyrénées-Orientales, peu après minuit. Mais la tâche a été difficile compte tenu de la violence du choc, d'autant que les autorités ne disposaient pas "de listes" des élèves montés à bord du bus.

Un accident à un passage à niveau. "Il est largement prématuré d'indiquer si les barrières étaient levées ou baissées", a précisé le procureur de la République, interrogé sur un éventuel "dysfonctionnement" des barrières du passage à niveau.

Une cellule psychologique mise en place. Le collège Christian-Bourquin sera ouvert vendredi "pour que les élèves puissent libérer leur parole". Une cellule médico-psychologique a été mise en place pour les familles à Millas et la mairie a mis en place un numéro d'urgence : le 04 68 57 35 03.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #MILLAS

21h46 : "Ca nous fait beaucoup de peine de voir tous ces gamins partir." A Saint-Féliu-d'Avall, près de Millas (Pyrénées-Orientales), les habitants s'organisent pour rendre hommage aux victimes de l'accident. France 2 les a rencontrés :

(FRANCE 2)

21h04 : Défaillance technique, erreur humaine... Au lendemain de la collision entre un bus scolaire et un train à Millas, les témoignages sur le fonctionnement des barrières du passage à niveau sont contradictoires à ce stade de l'enquête. Voici les différentes versions données aux médias et aux enquêteurs.

19h47 : Il s'agit de Philippe Cèbe. Cet ancien haut fonctionnaire, qui a exercé la mission de coordonnateur national de l'aide aux victimes de l'accident de Brétigny-sur-Orge, sera chargé de "faciliter la réalisation des démarches nécessaires au soutien, à la prise en charge et à l'indemnisation des victimes et de leurs familles", ajoute le ministère.

19h42 : Le gouvernement a nommé un coordonnateur interministériel pour aider "dans la durée" les familles des victimes de l'accident. "Il sera sur place dès demain", précise un communiqué du ministère des Transports.

19h29 : Au lendemain de la tragédie, la dangerosité des passages à niveau est de nouveau pointée du doigt. Qu'est-ce qu'un passage à niveau "dangereux" et comment les autorités traitent le problème ? Eléments de réponse dans notre article.

19h17 : En l'espace de quelques secondes, un trajet quotidien collège-maison a tourné au drame, hier, sur la commune de Millas (Pyrénées-Orientales). Un train est entré en collision avec le car scolaire. Dans cet article, je fais le récit de cet accident dramatique qui a coûté la vie à cinq collégiens.

Un TER a percuté un car scolaire à un passage à niveau à Millas (Pyrénées-Orientales), jeudi 14 décembre 2017.


(MAXPPP)

19h00 : "La SNCF s'en remet aux enquêtes en cours. Elle s'interdit toute communication sur les causes de l'accident et continuera à prêter son concours, en toute transparence, à la manifestation de la vérité", toujours selon ce communiqué.

18h57 : "La SNCF se déclare choquée par les accusations particulièrement graves qui viennent d'être formulées à son encontre." Dans un communiqué que s'est procuré l'AFP, la société a réagi aux propos tenus par l'employeur de la conductrice de l'autocar. Ce dernier avait assuré que les barrières du passage à niveau étaient ouvertes au moment du franchissement.

18h32 : Si vous l'avez manquée, voici la conférence de presse du procureur :

(FRANCEINFO)

18h33 : La conférence de presse du procureur de la République de Marseille, Xavier Tarabeux, vient de se terminer. Voici ce qu'il a dit :

L'accident a fait cinq morts, dont un "enfant âgé de 11 ans" mort aujourd'hui.


"Le pronostic vital de six victimes est engagé ce soir", a ajouté le procureur.


Plusieurs témoignages ont été recueillis par les enquêteurs. D'après une majorité d'entre eux, les barrières du passage à niveau étaient "fermées", dit le procureur. Il reste cependant prudent et attend pour donner une réponse définitive.

18h19 : La conductrice du bus ayant été blessée lors de l'accident, "son audition n'a pas pu intervenir à l'heure où je vous parle", relate Xavier Tarabeux. Un premier test d'alcoolémie a toutefois déjà été réalisé et il était négatif.

18h22 : Concernant les investigations, Xavier Tarabeux décrit que la scène de l'accident a été "gelée". "Celle-ci a été modélisée par scanner 3D." Les investigations vont porter, dans un premier temps, sur le bus scolaire, puis dans un second temps sur le train.

18h15 : Les témoignages recueillis sur la fermeture des barrières ne sont "pas tous concordants", d'après le procureur. Il précise qu'une majorité des témoignages parlent de barrières fermées.

18h24 : "On déplore 24 personnes impliquées, dont cinq sont malheureusement décédées. Un décès est survenu aujourd'hui, il s'agit d'un enfant âgé de 11 ans", vient de dire le procureur, Xabier Tarabeux. "Le pronostic vital de six victimes est encore engagé ce soir", ajoute-t-il.

18h08 : Bonjour, tout de suite, nous allons suivre ensemble la conférence de presse du procureur de la République Marseille.

16h12 : Les victimes de la collision entre un car scolaire et un TER à Millas étaient originaires de Saint-Féliu-d'Avall, à quelques kilomètres de là. Aujourd'hui, les habitants sont en deuil. "C'est une catastrophe pour le village, c'est vraiment terrible pour les familles", a déclaré le maire du village. France 2 s'est rendue sur place.

(FRANCE 2)

16h05 : Le père d'un collégien témoin de la collision entre un bus scolaire et un TER affirme que la barrière du passage à niveau était levée au moment de l'accident. Ce père a en effet vu la barrière "complètement relevée" sur la photo de la collision que son fils a prise. Retrouvez ses explications dans notre article.

Un bus et un TER sont entrés en collision à Millas, dans les Pyrénées-Orientales, le 14 décembre 2017.


(MATTHIEU FERRI / RADIO FRANCE)

16h04 : Le patron de la conductrice du bus qui a été percuté par un TER, hier à Millas (Pyrénées-Orientales), a pu s'entretenir avec elle hier à l'hôpital. Il s'est confié à nos confrères de France 3. "Elle m’a dit que rien n’interdisait de passer, qu’elle s’est engagée sur le passage à niveau normalement quand tout à coup le bus a été violemment percuté", explique Lilian Faur. "Elle me dit qu’elle n’a eu aucun malaise, aucune panne du véhicule."

15h37 : Le président de la République, Emmanuel Macron, s'est exprimé au sujet de la collision mortelle entre le bus scolaire et le TER à Millas (Pyrénées-Orientales), hier. "Je veux ici dire aux familles de toutes les victimes la solidarité et les condoléances de la nation", a-t-il déclaré depuis Bruxelles (Belgique) aujourd'hui.

14h48 : La préfecture des Pyrénées-Orientales annonce dans un communiqué que le bilan de la collision entre un TER et un bus scolaire s'alourdit à cinq morts.

13h55 : Les barrières du passage à niveau étaient-elles ouvertes ou fermées lors de l'accident entre un TER et un car scolaire, hier à Millas (Pyrénées-Orientales) ? Trois enquêtes ont été ouvertes pour déterminer les circonstances exactes de ce drame. Nous répondons à trois questions que vous vous posez peut-être sur ce passage à niveau dans notre article.

Un train régional passe près d\'un passage à niveau en Allemagne, le 11 juillet 2017.


(KARL-JOSEF HILDENBRAND / AFP)

13h09 : Pour Hélène Romaro, docteur en psychologie, "il faut être présent auprès des collégiens" pour qu'ils sentent "qu'ils ne sont pas isolés", afin de les aider à surmonter le traumatisme et le deuil après un tel drame. "L'écoute est fondamentale (...) il ne faut surtout pas forcer la parole", prévient-elle. Retrouvez son interview auprès de franceinfo ici.

Le collège de Millas (Pyrénées-Orientales), jeudi 14 décembre 2017, après la collision mortelle entre un car scolaire et un train. 


(O GOT / MAXPPP)

13h04 : Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, ne s'exprime pas sur le bilan de la collision et l'identité des victimes au cours de cette conférence de presse à Millas (Pyrénées-Orientales). Il précise que le procureur de Marseille s'exprimera à 18 heures au sujet de l'enquête.

13h09 : "Vous avez des psychologues scolaires qui sont venus de l'ensemble de l'académie de Montpellier, vous avez des dizaines de psychologues qui sont sur place. Les enfants ont besoin de parler mais aussi les adultes. Le travail de la parole (...) est absolument fondamental."

13h02 : "Aujourd'hui, nous sommes dans une très grande émotion. Le message, c'est le soutien à l'école et au collège, de façon à ce que l'avenir se dessine pour l'ensemble des communautés concernées."

13h00 : Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, prend la parole lors d'une conférence de presse à Millas (Pyrénées-Orientales), après la collision mortelle d'hier entre un TER et un car scolaire.

12h20 : Toutes mes condoléances aux familles des victimes et courage. Ce qui me frappe c'est que personne ne pense au conducteur du train qui devra continuer sa vie avec ce drame, à qui je souhaite aussi beaucoup de courage.

12h20 : Choquée et peinée de tout cela. Mes pensées vont aux familles....

12h19 : Sincères condoleances. Ce qui arrive à votre village est épouvantable.

12h19 : Un énorme soutien à toutes les familles... étant maman aussi je suis bouleversée même que je ne connais personne je pense à vous c'est un moment horrible je pense fort à vous tous prenez courage.

12h18 : Dans les commentaires, vous êtes encore nombreux à apporter votre soutien aux proches des victimes de la collision entre un TER et un car scolaire sur un passage à niveau, hier à Millas (Pyrénées-Orientales).

12h14 : Sur son site internet, la préfecture des Pyrénées-Orientales affirme que, à 11h45, le bilan de la collision entre un TER et un car scolaire survenue hier à Millas reste "inchangé", à quatre morts : "Le bilan est inchangé pour le moment et est de 4 décédés après confirmation des établissements de santé." Une autre source proche du dossier a fait pour sa part état à franceinfo de six enfants tués, affirmant que deux jeunes filles de 11 ans ont succombé à leurs blessures.

11h51 : "Les gamins, ce sont eux qui font vivre le village. C'est ville morte", témoigne auprès de l'AFP Pierre Alvarez, boulanger depuis quatre ans à Saint-Féliu-d'Avall. Le bus devait ramener hier, comme tous les soirs, les enfants de cette petite bourgade d'un peu plus de 2 000 habitants située à quelques kilomètres de Millas (Pyrénées-Orientales). Aujourd'hui, le village est sidéré, plongé dans l'effroi.

11h42 : Le ministre est arrivé vers 10h50 et s'est engouffré dans l'établissement sans faire de déclaration. Un point presse est prévu à la mi-journée à la mairie de Millas avec le préfet des Pyrénées-Orientales, Philippe Vignes.

11h25 : Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, est arrivé au collège de Millas (Pyrénées-Orientales), où étaient scolarisées les vingt victimes de la collision entre un autocar et un train.

11h15 : Les barrières du passage à niveau étaient-elles ouvertes, laissant la conductrice du bus s'engouffrer sur la voie, ou étaient-elles fermées? Les trois enquêtes ouvertes vont devoir le déterminer. Pour l'instant, seul le conducteur du TER a pu être entendu, la conductrice, âgée de 48 ans et employée des autocars Faur, ayant été grièvement blessée dans l'accident.

10h51 : Vous êtes plusieurs dans les commentaires à adresser vos messages de soutien aux proches et aux familles des victimes du drame.

10h49 : Deux filles de 11 ans ont succombé à leurs blessures, portant à six morts le nouveau bilan de la collision entre un autocar scolaire et un train à Millas. Dix-huit personnes ont été blessées dans la collision, dont 14 enfants.

10h49 : Le bilan de la collision entre un car scolaire et un TER est désormais de six morts, a appris franceinfo de source proche du dossier.

12h29 : "Il faut se garder de tirer des conclusions trop hâtives", réagit sur franceinfo, Bernard Aubin, secrétaire général du syndicat de cheminots First. "Ces passages à niveau automatisés [comme celui de Millas] peuvent" connaître un "dysfonctionnement, mais dans ce cas-là, en principe, cela provoque l'abaissement des barrières et le clignotement des feux rouges, même si aucun train n'est à l'approche", a-t-il précisé.

09h37 : "En début de journée, on nous avait dit qu'on devait prendre ce bus-là et finalement on nous a dit que non car on finissait à 17 heures", témoigne sur France Bleu Roussillon Dimitri, un collégien de Millas. "Du coup, je me suis dit que j'ai eu de la chance, quand j'ai vu les photos du bus, je me mettais exactement à la place où le bus a été coupé en deux. Tous les jours, je me mettais à cette place, quand j'ai vu cela, j'ai eu peur", ajoute-t-il.

09h28 : La préfecture des Pyrénées-Orientales corrige le bilan communiqué un peu plus tôt par le préfet sur France Bleu Roussillon, qui faisait état de huit blessés en urgence absolue. Ils sont toujours au nombre de dix.

09h24 : Un coordinateur interministériel va être nommé après la collision entre le car scolaire et le TER sur un passage à niveau de Millas, annonce aujourd'hui la ministre des Transports. L'objectif est d'aider les familles "dans la durée", notamment pour les démarches administratives.

09h00 : La barrière du passage à niveau dans le sens où circulait le bus est brisée, sans que l'on sache si c’est le bus scolaire qui l’a forcée ou si elle a été détruite lors de la collision, indique ce matin la SNCF à franceinfo. La seconde barrière en sens inverse d’où venait le bus est effectivement levée mais c’est le fonctionnement normal puisqu’elle se relève après le passage du train. Selon la SNCF, on ne peut rien conclure pour l’instant.