Collision de Millas : la SNCF teste des "radars" pour surveiller les passages à niveau

"Quelles que soient les responsabilités, ce drame est tellement important que c'est une injonction à trouver des meilleurs moyens de sécuriser les passages à niveau", a déclaré Guillaume Pépy, mardi, sur RMC et BFMTV.

Guillaume Pépy, président de la SNCF, à Paris, le 6 décembre 2017.
Guillaume Pépy, président de la SNCF, à Paris, le 6 décembre 2017. (ERIC PIERMONT / AFP)

Trois semaines après le drame de Millas, Guillaume Pépy a révélé, mardi 2 janvier, que la SNCF cherchait des solutions pour améliorer la sécurité des passages à niveau. "Ce drame est tellement important que c'est une injonction à trouver des meilleurs moyens de sécuriser les passages à niveau", a déclaré le président de la compagnie ferroviaire sur BFMTV et RMC. "Il faut sans doute renforcer le nombre de feux rouge, mettre des radars pour sanctionner ceux qui, malgré la sonnerie, essaient de passer", a encore réagi Guillaume Pépy.

"Nous sommes en train de travailler à un système, très innovant, de radars volumétriques qui repèrent s'il y a une voiture sur le passage à niveau. Et s'il y a une voiture, à ce moment là, automatiquement et tout de suite, ça coupe le courant", a poursuivi le président de la SNCF. Ces radars sont, pour l'instant, testés à six endroits différents. "Si l'expérience est concluante, il va falloir faire fort", a prévenu Guillaume Pépy sans davantage de précision. "La vérité, c'est que cela n'aurait pas empêché le drame de Millas, a-t-il toutefois reconnu, parce que les événements sont concomitants. C'est-à-dire que le car s'engage au moment même où le train arrive."