Accident mortel : le difficile travail de deuil

Après la collision mortelle de vendredi 23 octobre à Puisseguin, une équipe de France 2 s'est intéressée au difficile travail de deuil.

FRANCE 2

Le difficile travail de deuil commence pour les proches des 43 victimes de la terrible collision de vendredi 23 octobre à Puisseguin, alors même que les corps n'ont pas encore été identifiés.
En 1982, 44 enfants perdaient la vie dans un accident d'autocar à Beaune. Presque tous étaient originaires de Crépy-en-Valois (Oise). Marie-Andrée Martin a perdu deux fils et une fille dans le drame et leurs corps n'ont jamais été identifiés. "On ne fait pas notre deuil, et on le fera jamais. Les enfants sont tous sous une stèle avec des plaques, mais on ne sait pas si c'est vraiment eux qui sont là", confie-t-elle au micro de France 2.

De gros progrès

Au début des années 80, au moment de l'accident, les prélèvements d'ADN n'existaient pas. Face à des corps totalement calcinés, les enquêteurs ne disposaient que de très peu de moyens d'identifier les victimes.
Depuis, la police scientifique a fait de gros progrès. Pour chaque catastrophe, depuis 1995, les pouvoirs publics ont mis en place des cellules d'aide psychologique. Une étape essentielle qui permet d'apporter un premier soutien aux familles et aux témoins.

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Des bougies allumées à la mémoire des victimes de l\'accident de car de Puisseguin (Gironde), le 24 octobre 2015.
Des bougies allumées à la mémoire des victimes de l'accident de car de Puisseguin (Gironde), le 24 octobre 2015. (JEAN-PIERRE MULLER / AFP)