Accident de car de Puisseguin : le réservoir auxiliaire n'était "pas homologué", selon un rapport d'enquête

"L'installateur du réservoir aurait dû s'assurer auprès du constructeur du camion ou auprès d'un laboratoire reconnu que le véhicule modifié restait conforme à la règlementation", écrivent les enquêteurs, dans un document cité par "Le Parisien", mardi.

A la sortie de Pusiseguin (Gironde), le 18 octobre 2016.
A la sortie de Pusiseguin (Gironde), le 18 octobre 2016. (GEORGES GOBET / AFP)

Près de deux ans après le drame, l'enquête se poursuit sur l'accident de car de Puisseguin (Gironde), survenu le 23 octobre 2015. Dans son édition datée du mardi 8 août,  Le Parisien/Aujourd'hui en France cite un rapport de "120 pages très détaillé" du BEA-TT (Bureau d'enquête sur les accidents de transport terrestre), qui écrit que "ni le réservoir, ni à fortiori son installation au dos de la cabine du tracteur routier n'étaient homologués au moment de l'accident".

Réservoir de 375 litres

Les enquêteurs de la Section de recherches de la gendarmerie de Bordeaux avaient déjà conclu, en juillet 2016, qu'après le choc, c'est bien le déchirement "d'un réservoir auxiliaire situé à l'arrière de la cabine du camion, qui a provoqué l'incendie à l'origine du drame".

"Pour le BEA-TT, même si l'ajout de ce réservoir 375 litres ne constitue pas une transformation notable du véhicule, l'installateur du réservoir aurait dû s'assurer auprès du constructeur du camion ou auprès d'un laboratoire reconnu que le véhicule modifié restait conforme à la réglementation", écrit Le Parisien.

Des pistes pour éviter de nouveaux drames

"Compte tenu du pouvoir calorifique de ce carburant et de la quantité mise en jeu, l'incendie s'est propagé très vite à l'autocar, faisant fondre et enflammant son habillage intérieur. L'incendie est très rapidement devenu incontrôlable", écrivent les enquêteurs.

Le Parisien rapporte que le BEA-TT formule cinq recommandations pour éviter de nouveaux drames et "la principale concerne la résistance au feu des matériaux utilisés dans la construction des autocars". Le Bureau d'enquête réclame de "nouvelles exigences en matière de toxicité des gaz dégagés par la combustion de ces matériaux".