A Nancy, des obsèques virent au cauchemar en raison de la canicule

A Nancy (Meurthe-et-Moselle), par 38°C, des dysfonctionnements dans un centre de pompes funèbres ont transformé des obsèques en cauchemar, début juillet. 

A Nancy (Meurthe-et-Moselle), par 38°C, des dysfonctionnements dans un centre de pompes funèbres ont transformé des obsèques en cauchemar, début juillet.
A Nancy (Meurthe-et-Moselle), par 38°C, des dysfonctionnements dans un centre de pompes funèbres ont transformé des obsèques en cauchemar, début juillet. (JEFF PACHOUD / AFP)

Un deuil gâché par les fortes chaleurs. A Nancy (Meurthe-et-Moselle), par 38°C, des dysfonctionnements dans un centre de pompes funèbres ont transformé des obsèques en cauchemar, début juillet. "La chambre funéraire, non climatisée, était en plein soleil, et la table réfrigérée à l’arrêt", raconte L'Est républicain, dimanche 19 juillet. 

Venues veiller leur fils et frère, emporté par une maladie, Claire et Marie* constatent que les conditions d'exposition du corps sont catastrophiques. "Le soleil frappe sur un mur en pavés de verre, rapporte le quotidien régional. La famille ne réussit pas à obtenir auprès de l’entreprise une clim’ mobile. Ni même un ventilateur." "Nous en avons apporté un. Avant que les pompes funèbres n’en fournissent deux le lendemain", indique la mère du défunt.

Désodorisant et bougies pour couvrir l'odeur

La famille est également contrainte d'apporter du désodorisant et des bougies parfumées, pour couvrir l’odeur du corps en décomposition. "La scène tourne à l’impensable quand les mouches s’en mêlent." Si la table censée être réfrigérée est à l'arrêt, c'est à cause "d'une utilisation intempestive d’un interrupteur qu’on peut apparemment, dans un couloir, confondre avec celui d’une lumière", selon L'Est républicain.

La mise en bière est finalement avancée. "Tant pis pour les proches qui n’ont pas eu le temps d’arriver, note le quotidien. Les obsèques ont lieu cinq jours après le décès. Mais ils laissent, comme le disent Claire et Marie, 'une famille traumatisée'"

L'entreprise évoque des "circonstances exceptionnelles"

Interrogée par le journal, l'entreprise, qui a présenté ses excuses à la famille, tente de se justifier. "Malheureusement, sur l’agence concernée, nous n’avons pas de climatisation (des travaux prévus depuis avril ont été reportés par le prestataire à septembre). Et tous les fournisseurs de matériel mobile étaient en rupture : nous étions sur quatre listes d’attente."

Le responsable souligne les "circonstances météorologiques exceptionnelles" de ce début juillet face auxquelles "d’autres familles ont fait preuve de compréhension". "Je comprends leurs doléances. Il s’agissait aussi d’une chaleur hors normes. Il est évident que nous allons faire le nécessaire concernant la facture." Selon L'Est républicain, "la famille attend qu’elle soit effacée".  

* Leurs prénoms ont été modifiés.