11-Novembre : l'agresseur du député Reynès "parfaitement responsable" de ses actes

L'homme qui a poignardé l'élu à Châteaurenard (Bouches-du-Rhône) a été vu par un médecin psychiatre. Ce dernier a conclu à l'absence d'altération de son discernement.

Le député-maire UMP de Châteaurenard (Bouches-du-Rhône), Bernard Reynès, le 30 avril 2012.
Le député-maire UMP de Châteaurenard (Bouches-du-Rhône), Bernard Reynès, le 30 avril 2012. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

L'homme qui a agressé au couteau Bernard Reynès, député-maire UMP de Châteaurenard (Bouches-du-Rhône), lundi 11 novembre, a été examiné mardi par un médecin psychiatrique. Ce dernier a conclu à l'absence d'altération de son discernement, selon le parquet de Tarascon. L'agresseur, dont la garde à vue a été prolongée de 24 heures mardi matin, a été vu par un médecin psychiatre de l'hôpital de Montfavet, qui a conclu qu'il avait la "parfaite responsabilité" de ses actes.

Selon l'expert, il n'y a "aucune altération, aucune abolition de son discernement", a indiqué le substitut du procureur de Tarascon, Alexandre Rossi. L'homme de 33 ans va donc "vraisemblablement être déféré, mercredi, devant le parquet d'Aix-en-Provence pour tentative d'homicide sur personne chargée de mission de service public" pour ce qui concerne le maire (UMP) Bernard Reynès, et pour "violences avec armes" pour les deux autres membres du conseil municipal également agressés.

"Climat d'agressivité"

Ces trois élus ont été agressés à l'arme blanche en pleine cérémonie du 11-Novembre par cet homme, interpellé immédiatement après et placé en garde à vue. Selon les premiers éléments, il avait "abreuvé de nombreux services de l'Etat de courriers" à caractère "conspirationniste", visant notamment le précédent chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy. Il aurait donc décidé de s'en prendre à un élu du même bord politique, selon le parquet. L'homme aurait profité d'un rassemblement politique proche de son domicile, à l'occasion des cérémonies du 11-Novembre, pour perpétrer cette agression. 

Mardi matin, Bernard Reynès a jugé que cette agression était le symbole d'un "République qu'on ne respecte plus" et qu'il ressentait "un climat qui est très lourd, un climat d'agressivité, une souffrance générale"L'élu a reçu trois coups de couteau dans le dos, mais aucun organe n'a été perforé. Selon la mairie, les trois élus sont "en bonne forme". Un rassemblement de soutien est prévu devant l'hôtel de ville mercredi à 17 heures.