Pays-Bas - France : capitaine d’un soir, Antoine Griezmann n’est pas encore rayonnant

En l'absence de Kylian Mbappé, Antoine Griezmann a hérité du brassard de capitaine et a été repositionné plus haut sur le terrain, mais n'a pas été décisif contre les Pays-Bas, vendredi.
Article rédigé par Hortense Leblanc - envoyée spéciale à Leipzig (Allemagne)
France Télévisions - Rédaction Sport
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min
Antoine Griezmann après avoir manqué une occasion, vendredi 21 juin, lors du match de  phase de groupes de l'Euro 2024 entre la France et les Pays-Bas. (FRANCK FIFE / AFP)

S'il n’était pas vraiment satisfait de son premier match à l’Euro, Antoine Griezmann ne devrait pas l’être beaucoup plus après le nul concédé contre les Pays-Bas (0-0), vendredi 21 juin, à Leipzig. Capitaine en l’absence de Kylian Mbappé, resté sur le banc, le Madrilène était positionné en soutien de la pointe, Marcus Thuram, alors qu’il brille en tant que milieu relayeur depuis la Coupe du monde 2022. S’il a beaucoup donné, il n’a toutefois pas réussi à être décisif et son influence sur le jeu a été réduite.

"Je ne suis pas frustré, mais j’ai touché beaucoup moins de ballons que d’habitude [contre l’Autriche]", admettait Antoine Griezmann en conférence de presse de veille de match face aux Pays-Bas. Un premier rendez-vous un peu compliqué pour l’attaquant de l’Atlético de Madrid, qui espérait faire mieux contre les Oranje. "Mon rôle est complètement différent de l’Atlético. Là-bas je suis plus à la finition, et ici à la construction. Je m’adapte. Est-ce que ça me manque ? Oui, mais marquer n’est pas un truc que je recherche absolument, je veux gagner et aider l’équipe", ajoutait-il.

Contre les Pays-Bas vendredi soir, Antoine Griezmann a touché légèrement plus de ballons (55 contre 47 face à l’Autriche), mais il a souvent dû décrocher puisque ses partenaires avaient du mal à le trouver, dans une disposition inédite avec Adrien Rabiot sur le côté gauche. "Plus il entre dans l’élaboration du jeu, plus il touche les ballons, mieux c’est pour nous", expliquait Didier Deschamps jeudi. Mais son influence a semblé diluée contre les Pays-Bas.

Deux occasions nettes qui laisseront des regrets

Moins à la construction, plus à la finition, le capitaine a manqué d’efficacité, même si tout n’est pas de sa faute. "J’ai deux occasions où ça me reste dans les pieds, c’est vraiment dommage", a-t-il regretté au micro de beIN Sports après le match. Sur la première, au quart d’heure de jeu, Adrien Rabiot aurait pu être moins altruiste et tenter sa chance plutôt que de lui glisser une passe trop molle. Puis à la 65e minute, le Français a fait le geste juste en bout de course, mais le crédit est à accorder à Bart Verbruggen, auteur d’un bel arrêt réflexe.

"Antoine a eu deux occasions nettes où il peut mieux faire. Il a une influence importante dans notre jeu, mais il fait beaucoup d’efforts qui vont un peu à l’encontre de la lucidité dans le dernier geste. Je ne vais pas dire qu’il s’éparpille, mais il fait tellement d’efforts", a réagi Didier Deschamps sur beIN Sports, en ajoutant qu’il l’avait trouvé "beaucoup mieux" que sur le premier match.

Brassard au bras, Antoine Griezmann a en effet tenté de montrer la voie à ses coéquipiers en tirant le premier (4e) alors que les Bleus souffraient depuis l’entame de match. Il a aussi participé activement aux tâches défensives, ne perdant pas ses habitudes acquises au milieu de terrain, avec notamment une bonne récupération saluée par les supporters des Bleus (33e), mais son importance dans le jeu a diminué au fur et à mesure que le match avançait.

Il a même fini par laisser Ousmane Dembélé tirer quelques coups de pied arrêtés puisque les siens ne trouvaient jamais personne à la réception. Cette statistique ne lui plaira pas, mais Antoine Griezmann boucle ainsi son quatrième match en tant que capitaine des Bleus avec un bilan négatif : deux défaites et deux matchs nuls.

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