Euro de football : "Pour la première fois, des pays comme l'Azerbaïdjan, la Roumanie ou l'Écosse peuvent participer à cette grande fête du football européen", salue Michel Platini

L'ancien président de l'UEFA est à l'origine de la formule 2021, dispersée dans douze villes européennes, au lieu d'un seul pays comme habituellement.

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Michel Platini, le 22 novembre 2019. (VALERY HACHE / AFP)

"Pour la première fois, des pays comme l'Azerbaïdjan, comme la Roumanie, comme l'Écosse, l'Irlande, se sont proposés de participer à cette grande fête du football européen et c'est quelque chose qui leur amène beaucoup de fierté et d'honneur", salue Michel Platini samedi au micro de franceinfo. L'ancien président de l'UEFA est à l'origine de la formule 2021, un Euro organisé dans 12 villes européennes au lieu d'un seul pays comme habituellement.

franceinfo : Comment avez-vous eu l'idée de cet Euro dans 12 villes ?

Michel Platini : Il fallait marquer le coup pour les 60 ans du football européen, et il n'y a pas de plus belle fête que l'Euro pour fêter le football européen. Donc j'ai eu l'idée de faire ce football dans toute l'Europe, de réunir toutes ces équipes, toutes ces nations, tout le football européen, du Portugal jusqu'à l'Arménie ou l'Azerbaïdjan.

Mais comment faire participer toutes ces pays ?

Il fallait leur donner la possibilité d'organiser cet Euro. On a lancé un appel d'offres. Beaucoup de villes qui se sont présentées et le comité exécutif a décidé d'en prendre 12. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, pour la première fois, des pays comme l'Azerbaïdjan, la Roumanie, l'Écosse, l'Irlande, se sont proposés de participer à cette grande fête du football européen et c'est quelque chose qui leur amène beaucoup de fierté et beaucoup d'honneur, beaucoup de bonheur. Il y a 54 pays d'Europe et ils n'ont jamais la possibilité de gagner. Jamais ! Là, je crois qu'ils sont très fiers parce qu'ils ont gagné la possibilité de participer à cette grande fête du football européen.

Lorsque vous étiez président de l'UEFA (janvier 2007-Octobre 2015), l'un de vos grands combats a été de défendre les "petits".

Le but d'un président de l'UEFA est de permettre à tout le monde de pouvoir jouer au football. Je suis fier de ça maintenant. (...) Il n'y a pas que les Français, les Allemands, les Anglais, les Espagnols, les Italiens qui ont le droit d'organiser des grandes compétitions de football. Le football appartient à tout le monde. Vous savez, si vous jouez toujours les Anglais, les Allemands ou les Français contre les Géorgiens et les Arméniens, ils ne gagneront jamais. Donc des fois, ça fait plaisir que tout le monde gagne un peu, qu'il y ait de la fierté. Aider les petites nations à développer leur football et à être fiers, c'est quelque chose de très important pour moi.

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