Euro 2021 : mais que devient Eder, le bourreau portugais des Bleus en 2016 ?

Opposée au Portugal mercredi à Budapest, l’équipe de France va retrouver l’adversaire qui a brisé ses rêves européens cinq ans plus tôt, mais pas son bourreau.

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France Télévisions
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L'explosion de joie d'Eder après son but victorieux en finale de l'Euro contre la France, le 10 juillet 2016. (MIGUEL MEDINA / AFP)

Sa frappe croisée de l’extérieur de la surface est encore dans toutes les têtes. En crucifiant l’équipe de France en finale de son propre Euro en 2016, après 108 minutes de lutte, Eder était devenu un héros national. Il restera à jamais comme celui qui a offert au Portugal son tout premier titre international majeur, mais surtout comme le bourreau des espoirs français.

Il ne le sera plus. Du moins pas cet été, parce qu'il ne figure pas dans la liste des 26 joueurs transmise par Fernando Santos pour l'Euro 2021 et n'affrontera donc pas les Bleus, mercredi 23 juin, à Budapest. Il n'a d'ailleurs plus porté les couleurs de la Seleçao depuis le 20 novembre 2018 pour trois petites minutes de jeu contre la Pologne en sortie de banc, sa 35e sélection (5 buts). Celui qui va souffler ses 34 bougies en décembre semble être arrivé au crépuscule de sa carrière. 

Plus de cape internationale depuis novembre 2018

Le public français l'a perdu de vue fin août 2017, un an après son but à l'Euro, quand il a quitté Lille pour le Lokomotiv Moscou, avec le sentiment de se libérer d'un poids. "En plus des sifflets, j’avais l’impression que j’étais arbitré différemment en début de saison. Je ne me sentais pas toujours traité comme les autres. Au bout d’un moment, quand on siffle tout contre moi et qu’à chaque fois que tu es sanctionné, le stade applaudit, que l'on te siffle à la moindre action, ça devient lourd. J'étais préparé à ça, mais je suis un humain comme les autres", lâchait-il à L'Équipe, en mars 2017

La suite de son parcours est fidèle à sa réputation d'attaquant décisif mais rarement buteur. En quatre saisons en Russie, il n'a marqué que 14 buts en 119 matchs toutes compétitions confondues (il en avait marqué 13 en 51 apparitions avec Lille). Mais deux de ces buts resteront gravés dans la mémoire des fans du Lokomotiv. Le 5 mai 2018, Eder entre en jeu à dix minutes de la fin du match contre le Zenith Saint-Pétersbourg et marque pour offrir son premier titre de champion de Russie depuis 2004 au club moscovite. L'autre est un bijou : un retourné acrobatique somptueux contre Baltika en Coupe, le 26 septembre 2018.

Bientôt libre... et retraité ?

"Je l’aime bien. C’est un attaquant opportuniste. Il est toujours là dans les moments importants, tranche Erwan, suiveur assidu du Lokomotiv Moscou depuis la France. Il jouait beaucoup plus l’année dernière mais l’arrivée de François Kamano des Girondins lui a fait de l'ombre. Le Lokomotiv a gagné plus de 10 matchs de suite sans lui, le coach a sûrement voulu garder une recette qui marche avec Kamano et Smolov en attaque".

Le train semble être passé pour le Portugais, aussi longiligne que discret hors des terrains. Son contrat arrive à expiration le 1er juillet prochain, après une saison à seulement deux buts toutes compétitions confondues. À en juger par la teneur de ses posts sur son profil Instagram, sa vie est désormais tournée vers d'autres projets professionnels et sa famille, lui qui a été papa de deux petits garçons en 2018 et 2020. Du moment qu'il reste loin des Bleus...

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