France-Allemagne : "Comme en 18" et "cliniques à Munich", la presse française salue encore une fois la force collective des Bleus

La presse française nationale et régionale loue la force collective de l'équipe de France contre une Allemagne, décriée par ses médias pour son manque d'ambition au lendemain de la victoire des Bleus

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Le sélectionneur de l'équipe de France, Didier Deschamps, salue ici les supporters tricolores à l'issue de la victoire française contre l'Allemagne, mardi 15 juin 2021. (MATTHIAS SCHRADER / AFP)

"Et à la fin, c'est la France qui gagne". Le titre en Une du Parisien, mercredi 16 juin, en dit long, et résume tout : ces Bleus-là, vainqueurs de l'Allemagne mardi 15 juin pour leur début à l'Euro 2021, ont encore fait preuve d'une redoutable efficacité associée à une maîtrise tactique qui avait fait leur force lors du Mondial russe en 2018. De la presse nationale aux titres régionaux, tous s'accordent sur un point : "les patrons" sont de retour.

"La foudre bleue" s'est abattue sur Munich

La première marche était plus ou moins haute, mais il en fallait plus pour voir l'équipe de France, championne du monde en titre, être intimidée devant la montagne qui se dressait devant elle. Et finalement, "Comme en 18" titre sur sa Une de nos confrères de L'Equipe, "la foudre bleue" s'est abattue sur la capitale allemande. Une référence historique qui fait par ailleurs polémique depuis la parution du canard sportif... Sinon, Vincent Duluc ne s'y trompe pas, "en retrouvant instantanément les qualités qui les avaient faits champions du monde il y a trois ans, les Français ont ouvert leur Euro en force et en beauté", écrit-il justement. La sélection de Didier Deschamps "est toujours une plaie pour ses adversaires, ne leur laisse rien, des miettes et les yeux pour pleurer", ajoute-t-il pour enfoncer le clou à une Mannschaft qui a, en effet, paru sans solutions valables pour véritablement perturber le collectif bien huilé des Tricolores.

Des arguments appuyés et retrouvés dans toute la presse de l'Hexagone puisqu'en région, La Provence parle d'une équipe de France "clinique à Munich" et rappelle à juste titre que "l'addition aurait pu être plus corsée que cet écart minimaliste" malgré la possession du ballon laissée à la sélection de Joachim Löw. Le quotidien du Sud de la France loue notamment "la défense impériale" des Bleus incarnée par la performance XXL de Raphaël Varane, ainsi que leur "maîtrise au milieu autour de Pogba" et leur "vitesse en contre".

"Les Bleus envoient un message" et "mordent d'entrée"

Sud Ouest, de son côté, évoque la "mission accomplie" d'Antoine Griezmann et de ses coéquipiers, qui "envoient un message" à tous leurs rivaux qui "devront être forts pour faire dérailler" cette sélection française, sûre de son fait. Pour Le Parisien et Dominique Séverac, "les Bleus mordent d'entrée", saluant au passage, comme tous les journaux de France mercredi matin, la prestation énorme de Paul Pogba qui "irradie" le jeu des Bleus.

"C'est costaud" interpelle enfin sur sa une Nice-Matin qui résume tout ce que la presse voulait laisser entendre en ce lendemain de victoire : "Impressionnant de solidité, le bloc mis en place par Didier Deschamps n'a jamais cédé. C'est qui le patron ?"

Mats Hummels placardé à la Une de la presse allemande

Chez nos voisins allemands, le réveil est difficile à l'heure d'évoquer la poussive entrée en matière de sa sélection. Pour le titre spécialisé Bild, le constat est simple  mercredi matin : "L'Allemagne sert à la France favorite ses trois premiers points de l'Euro sur un plateau d'argent." Un but contre son camp que le quotidien sportif allemand a du mal à digérer. Un seul homme est mis sur le devant de la scène pour expliquer ce fiasco : le défenseur central du Borussia Dortmund, Mats Hummels. Après 3 ans d'absence avec la Nationalmannschaft, le joueur de 32 ans est moqué par le titre "Pour l'amour d'Hummels" le comparant à l'expression "Pour l'amour de dieu".

Une Allemagne déjà dans le dur

Mais plus que ce simple fait de jeu, les choix de Joachim Löw sont également remis en cause. Kicker explique que le sélectionneur allemand "n'a pas causé de surprise non plus" à la France, tout en regrettant les absences de Goretzka et Musiala, forfaits pour ce match. Autre argument relevé, la domination physique de l'équipe de Didier Deschamps : "les Français ont été nettement meilleurs dans les duels en première mi-temps, remportant 64% des duels". Le trio Muller-Gnabry-Havertz "n'a pas fonctionné du tout", regrette également Der Spiegel.

L'Allemagne se retrouve donc déjà "face au mur", relève le quotidien allemand Die Welt. Avant d'ajouter que "la passion et la combativité n'ont pas suffi pour marquer contre les Français, qui regorgent de joueurs de classe mondiale". Un résultat qui compromet déjà la suite, samedi, face au Portugal, champion d'Europe en titre, et contre qui les partenaires de Toni Kroos "n'auront plus le droit à l'erreur". Une performance qui n'est pas passée inaperçue à l'étranger : "Avertissement à l’Europe: la France est là", commente la Gazzetta dello Sport. "Ce n'était pas une finale, ni des demi-finales, ni des quarts... Mais juste un premier match de l'Euro", note encore le quotidien sportif espagnol Marca.

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