Entretien avec Ségolène Royal

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Présenté parDavid Pujadas

Diffusé le 09/04/2014Durée : 00h40

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Bonsoir Ségolène Royal. Vous l'avez trouvé bon, Manuel Valls hier.

Ségolène Royal : Excellent, il était franc et énergique. Il y avait aussi la volonté d'obtenir rapidement des résultats.

David Pujadas: Regardez cette image. C'était il y a 5 ans au congrès de Reims. Vous étiez engagée dans la conquête du parti. Un de vos lieutenants les plus actifs, c'est Manuel Valls. Aujourd'hui, d'une certaine manière, les rôles sont inversés. C'est lui "le patron". C'est difficile à accepter.

Ségolène Royal : Il a été bien formé. Et nous sommes dans une équipe efficace. Et c'est cela que l'on ressent dans notre équipe de ministres La formation est restreinte, il y a des la volonté de l'énergie, de la concentration. Il y a aussi la conscience de la difficulté de la tâche. Je me déploierai dans le domaine de l'écologie, de la croissance verte.

David Pujadas : La critique la plus courante sur son discours, c'est la précision sur les nouvelles dépenses, les réductions de charges.

Ségolene Royal : les économies seront précisées prochainement. et le flou sur les économies qui vont les financer. Vous êtes d'accord ? Ce qui compte, c'est la volonté et que les Français comprenennt le pourquoi des économies. Lorsqu'on le demande des économies, il faut bien dire les raisons de ces économies. L'une des raisons, c'est la baisse des charges sur les bas salaires, donc un gain pour les personnes au Smic. Et la relance économique va venir de la relance de la consommation.

David Pujadas : Sur cette question territoriale, vous êtes présidente du Poitou- Charente qui pourrait fusionner avec l'Aquitaine. Vous n'avez aucun état d'âme.

Ségolene Royal : Aquitaine, Pays de Loire ? Quelles sont les meilleures dynamiques ? On en parle depuis des années. Ce n'est pas une diminution des régions Etre plus puissant pour l'économie, la recherche. Ce n'est pas une identité qui disparaît. Les régions ont été créées, et on n'a pas dit que les identités des départements disparaîtraient. Il y a toujours des pays. A l'intérieur des départements, il y a des identités très fortes Les régions vont fusionner pour être plus fortes à l'échelle européenne. On peut ainsi, en fusionnant, être plus compétitif.

David Pujadas : Vous renouez avec l'art de gouverner. C'est difficile ? Vous avez fait une première annonce fracassante sur la remise à plat de l'écotaxe. Vous n'y êtes pas favorable en l'état et vu la situation économique, mais vous avez dû revenir en arrière. Il faut réapprendre la prudence.

Ségolène Royal : Non, je suis claire, je ne veux pas que l'écologie soit punitive. Je ne veux pas que la protection de l'environnement ne se traduise par des impôts. Un prélèvement n'a de sens que s'il change les comportements. Même chose pour les transports de marchandises. On ne peut pas taxer les gens tant qu'il n'y a pas d'offre de transport bon marché. Les taxer sans leur donner les moyens de changer n'a pas de sens. La croissance verte et la performance énergétique poussent en avant nos entreprises. Cela créera des emplois et du bien-être. C'est la disparition des pesticides par exemple. Devant vous, j'appelle tous les maires a supprimer les pesticides dans les écoles. Les pesticides sont une atteinte à la santé. certains produits permettent d'y renoncer aujourd'hui.

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