EN IMAGES. Eau, nourriture, électricité : les pénuries se multiplient au Venezuela, en pleine crise

Le pays est confronté à une crise énergétique, économique et politique. 

Autrefois riche producteur pétrolier, le Venezuela est plongé en plein marasme économique : chute des cours du brut, pénuries et coupures d'électricité accentuent l'exaspération populaire. Jeudi 28 avril, l'opposition au président socialiste, Nicolas Maduro, s'est mobilisée.

Dans tout le pays, elle recueille des signatures afin d'organiser, d'ici fin 2016, un référendum contre le chef de l'Etat, de plus en plus sous pression. Forcés de ne travailler que deux jours par semaine dans le secteur public, privés d'électricité quatre heures par jour par manque d'énergie, lassés de patienter devant des supermarchés aux rayons vides, des milliers de Vénézuéliens se sont rendus aux points de collecte des signatures.

Alors que la crise persiste depuis plusieurs semaines, francetv info revient, en images, sur le quotidien des Vénézuéliens. 

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Selon le gouvernement, la sécheresse due au phénomène météorologique El Niño est à l'origine de la crise énergétique qui frappe le pays. L'opposition, elle, dénonce le manque d'investissements dans le réseau électrique, alors que le barrage de Guri, qui génère 70% de l'électricité du pays, est à sec, le 12 avril 2016.  CARLOS GARCIA RAWLINS / REUTERS
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Alors que cette grave sécheresse perdure, mardi 26 avril, des habitants de La Bombilla, un quartier de Caracas, tentent de récupérer de l'eau de pluie.  MIGUEL GUTIERREZ / SIPA / EFE
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Autre aspect de la crise : la pénurie de produits de première nécessité, dont le pays ne peut plus payer l'importation. Dans cette épicerie de Caracas, les rayons sont de plus en plus clairsemés, le 14 avril 2016.  MIGUEL GUTIERREZ / SIPA / EFE
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Dans les grands magasins alimentaires, les files d'attente sont interminables, comme ici, à Caracas, la capitale.  CARLOS GARCIA RAWLINS / REUTERS
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Les Vénézuéliens doivent se priver. Ici, une famille a exposé la nourriture qui lui reste dans son réfrigérateur, pour témoigner de la pénurie.  CARLOS GARCIA RAWLINS / REUTERS
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Exaspérés, des habitants pillent des magasins et des camions de ravitaillement, comme dans ce magasin de Maracaibo, dans le nord-ouest du pays, mercredi 27 avril.  REUTERS
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Blocages institutionnels à répétition – entre un gouvernement mené par le socialiste Nicolas Maduro et un Parlement dominé par l'opposition –,  et crise économique et énergétique rendent la situation explosive dans le pays. Jeudi 29 mars, des heurts ont éclaté entre policiers et manifestants, à San Cristobal.  CARLOS EDUARDO RAMIREZ / REUTERS
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Mi-avril, le gouvernement a annoncé des mesures drastiques pour économiser l'énergie : l'électricité est coupée quatre heures par jour pendant 40 jours dans les huit Etats les plus peuplés du pays (sur 24), comme ici, à San Cristobal.  CARLOS EDUARDO RAMIREZ / REUTERS
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Ce rationnement de l'électricité ne concerne toutefois pas les hôpitaux, les aéroports et les installations des forces de l'ordre et de secours. En revanche, dans les boutiques, les clients doivent s'en accommoder.  CARLOS EDUARDO RAMIREZ / REUTERS
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Les mieux équipés, comme ici ce commerçant de San Cristobal, parviennent à maintenir du courant grâce à des groupes électrogènes.  CARLOS EDUARDO RAMIREZ / REUTERS
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Des piétons bloquent le passage des voitures dans une rue d'El Hatillo, près de Caracas, pour protester contre une coupure de courant d'une durée de 24 heures, le 23 avril. "Il y a des zones qui restent jusqu'à dix heures par jour sans électricité", selon l'administratrice d'un institut de formation de Maracaibo. FERNANDO LLANO / AP / SIPA
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Toujours pour économiser l'énergie, le gouvernement a décrété un changement de fuseau horaire de 30 minutes et ajouté des jours fériés. Les fonctionnaires ne travaillent plus que le lundi et le mardi, tandis que les députés ne seront pas payés en avril.  CARLOS GARCIA RAWLINS / REUTERS
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Le pays est par ailleurs asphyxié par la chute des cours du brut. En février, le prix du carburant a flambé de 6 000%. Ici, à San Cristobal, les automobilistes font la queue pour faire le plein, le 25 avril.   GEORGE CASTELLANOS / AFP
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A cela s'ajoute une crise politique. Des députés d'opposition se sont enchaînés devant le Conseil national électoral, le 21 avril, à Caracas, pour réclamer l'autorisation de lancer un référendum révocatoire contre le président Maduro.  JUAN BARRETO / AFP
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Mercredi 27 avril, les supporters de l'opposition vénézuélienne se sont rassemblés pour signer une pétition contre Nicolas Maduro, la première étape d'un processus pouvant conduire au référendum. L'opposition a 30 jours pour obtenir 195 721 signatures (soit 1% de l'électorat). ANDREA HERNANDEZ / CITIZENSIDE / AFP