Emploi : repreneurs d'entreprises

a revoir

Présenté parMarie Drucker

Diffusé le 25/04/2014Durée : 00h40

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Le nombre d'entreprises qui déposent le bilan n'est pas étranger au taux de chômage élevé. Nous vous parlons régulièrement de ces sociétés qui ferment et laissent des centaines de salariés sur le carreau.

Un traiteur artisanal breton. Un fabricant de meubles vendéen. Deux patrons, un point commun: ils sont repreneurs d'entreprises. Gilbert Caillaud, 54 ans, a racheté une entreprise d'ébénisterie où il a démarré comme apprenti il y a 40 ans.

Cette machine était là quand je suis arrivé. Quand j'ai commencé, je n'avais pas le droit de me mettre devant. J'étais derrière, on triait les chutes. Elles étaient réutilisées pour du bois de chauffage.

Il y a deux ans, l'entreprise dépose le bilan. Pas de repreneur viable, les 71 salariés sont licenciés. Un désastre pour celui qui est à l'époque directeur commercial. En 15 jours il monte un dossier et rachète sa société.

J'ai toujours vécu ici, j'ai fait toute ma carrière dans cette entreprise. C'était inconcevable de voir l'entreprise fermer.

Racheter une entreprise, pour Dominique Le Borgne, 49 ans, c'était un rêve. Ingénieur dans l'agroalimentaire il a craqué il y a 10 ans pour cette entreprise bretonne.

Je m'étais dit qu'à 40 ans, il fallait que je fasse quelque chose pour moi. c'était un aboutissement.

Racheter plutôt que crééer, un pari moins risqué à ses yeux. Première étape, quitter les locaux vétustes. Seul, Gilbert ne l'a jamais été. Pour réunir les fonds des chefs d'entreprises du coin et des collègues l'ont aidé.

Je ne suis pas ne chef d'entreprise.

Sans lui, on est rien.

Pour ses collègues, il est resté le même.

Il n'a pas changé. Tout peut se faire aussi en douceur.

J'ai communiqué. J'ai voulu que toute la société bouge avec moi.

Que se soit une perosnne du coin m'a rassuré.

Bilan, les effectifs ont doublé.

Le gouvernement veut toujours inverser la courbe du chômage. Nos voisins européens, eux aussi frappés par la crise, ont-il réussi ? Bonsoir Jean-Paul Chapel. Y a-t-il des exemples positifs en Europe.

Jean-Paul Chapel : Pour comparer, il faut parler du taux de chômage, le nombre de chômeurs rapporté a la population active (en âge de travailler). En France, c'est 10,4%. Premier groupe de pays, ceux qui ont un taux de chômage faible avec une tendance à la baisse: l'Allemagne (5,1%), le Royaume-Uni (7,1"/o). Des pays avec plus de flexibilité, voire de précarité dans le marché du travail. Deuxième groupe, un taux de chômage élevé, mais qui baisse: l'Espagne (25,63%), le Portugal (15,3%). Ils ont réduit le coût du travail. Dernier groupe, un taux de chômage élevé avec une tendance a la hausse, comme l'Italie, ou stable comme la Grece, mais à un niveau record : 27,5%. Ce sont des pays où la croissance économique est trop faible.

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