Vidéo Présidentielle : "La force motrice à gauche" c'est le PS, assure Olivier Faure, un "plafond de verre, vert", bloque les écologistes

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Le Premier secrétaire du PS a estime que son parti a une "responsabilité supérieure car nous sommes la première force à gauche". Il salue une "forme d'espoir" qui "s'est réveillée".

"Il y a eu hier soir une forme d'espoir qui s'est réveillée grâce aux présidents de région" réélus, s'est réjoui lundi 28 juin sur franceinfo Olivier Faure, le Premier secrétaire du Parti socialiste (PS), après des élections régionales où les présidents sortants des cinq régions socialistes ont tous été réélus dimanche. Il estime aussi que le premier rôle pour créer une dynamique revient aux socialistes, "un plafond de verre, un plafond vert" bloquant, selon lui, les écologistes.

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franceinfo : Quel est votre sentiment après ces élections ?

Olivier Faure : Si vous voulez bien considérer que la France est à la fois métropole mais aussi Outre-mer, il y a trois régions qui basculent de droite à gauche : la Martinique, la Guyane et la Réunion. La gauche l'emporte largement.

"Je me félicite que des présidents de régions aient pu faire la démonstration que quand la gauche est claire sur ses propres valeurs, quand elle mène une politique publique de transition, écologique, sociale, et démocratique cela a un effet."

Olivier Faure, Premier secrétaire du PS

à franceinfo

Il y a eu hier soir une forme d'espoir qui s'est réveillée.

Quelle est la bonne stratégie pour gagner à gauche ?

Nous souhaitons qu'une majorité puisse se former avec la gauche sociale et écologique. Il y a aujourd'hui une force motrice à gauche. Elle n'est pas limitée dans sa volonté de conquête. Il y a une force alliée, une force amie qui sont les écologistes, mais la réalité c'est qu'il y a un plafond de verre, un plafond vert, qui fait qu'aujourd'hui ça ne permet pas d'aller jusqu'à la victoire. La dynamique qu'il faut créer pour l'année prochaine, c'est la responsabilité des socialistes [qui doivent] rassembler l'ensemble de la gauche et des écologistes pour permettre d'ouvrir d'autres possibles et ne pas considérer que nous sommes forcément condamnés à une forme de fatalité qui est le duel entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Il y a une force motrice et il y a d'autres forces qui ont toute leur légitimité pour participer à cette construction d'une offre politique qui soit victorieuse mais il faut se rendre compte que nous ne sommes pas tous placés à la même enseigne. Nous avons une responsabilité supérieure parce que nous sommes [les socialistes] la première force à gauche.

L'Élysée a déclaré qu'il ne fallait pas tirer de leçon nationale de ces élections. Qu'en pensez-vous ?

Je comprends ces éléments de langage, mais qu'auraient-ils dit s'ils avaient remporté une ou deux régions ? Ils auraient salué des victoires. Chaque scrutin compte. Quand un pouvoir perd toutes les élections intermédiaires ça n'est jamais bon signe pour l'élection présidentielle. Plutôt que de se fier exclusivement aux sondages qui conditionnent cette idée que rien ne serait possible puisqu'ils ont déjà dit ce qui allait se passer.

"Les sondages ne disent pas la vérité, ils font une photographie à un moment donné."

Olivier Faure

à franceinfo

Les Françaises et les Français ont fait des choix différents à chaque étape et ont démenti les sondages. C'est vrai que la droite a fait de très bon score, mais la réalité à gauche c'est que le maillage territorial est très largement le fait des socialistes.

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