Vidéo Présidentielle-2022 : "Si Valérie Pécresse ne clarifie pas" sa position, Gaël Perdriau, maire LR de Saint-Étienne, ne votera pas pour elle

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"Si elle ne clarifie pas ça veut dire qu'elle fait sienne les idées d'Éric Ciotti [...] C'est l'extrême droite, je la rejette et je la refuse", martèle Gaël Perdriau.

Gaël Perdriau, maire LR de Saint-Étienne, ne votera pas pour Valérie Pécresse si elle "fait siennes les idées d’Éric Ciotti", prévient-il samedi 11 décembre sur franceinfo. "Est-ce qu'elle va continuer à se préoccuper de 44 000 électeurs d'Éric Ciotti, ou bien est ce qu'elle va s'adresser enfin à 48 millions de Français en abordant les vraies questions de société ?", s’inquiète l’élu.

Gaël Perdriau demande à Valérie Pécresse de clarifier sa position. "Si elle ne clarifie pas ça veut dire qu'elle fait sienne les idées d'Éric Ciotti qui lui-même se trouve des proximités très fortes avec Éric Zemmour. C'est l'extrême droite, je la rejette et je la refuse", a martelé l'élu, démis le 7 décembre de la vice-présidence des LR.

>> Les Républicains : Guillaume Peltier et Gaël Perdriau démis de leurs fonctions de vice-présidents du parti

Valérie Pécresse, comme Xavier Bertrand, "avaient tous les deux quitté LR en dénonçant cette dérive droitière et aujourd'hui, ils y sont revenus tous les deux en donnant le sentiment finalement qu'ils sont en train de l'adopter, en adoubant les propos et la stratégie politique d'Éric Ciotti, s’insurge Gaël Perdriau. Et c'est ça qui me dérange et ne croyez pas que je sois le seul à être gêné par cette résurgence d'une droite identitaire au sein même des LR par la voix de Nadine Morano ou par la voix d'Éric Ciotti", ajoute-t-il.

"Nous devons poser cette digue étanche entre la droite identitaire et la droite humaniste"

"Les Républicains comptaient plus de 370 000 adhérents il y a seulement quelques années. Si nous nous sommes retrouvés à 70 000, c'est que tous ceux qui pensaient comme Xavier Bertrand, comme Valérie Pécresse", qui sont attachés "aux fondamentaux d'une France fidèle au gaullisme social et au libéralisme" ne s’y retrouvaient plus.

"Je ne suis pas dans du calcul politicien à la petite semaine", assure le maire de Saint-Étienne. "On parle de la France, de ce qui fait la France, sa grandeur au niveau international, de ce qui fait également son histoire. Il ne faut oublier aucune page de l'histoire de notre pays. Et ce n'est pas parce que vous avez aujourd'hui Zemmour qui porte cette France moisie, que l’on doit courir après. Nous devons poser cette digue étanche entre cette droite identitaire qui emmènent ensuite vers la droite extrême, racie, xénophobe et cette droite humaniste dont est porteuse Valérie Pécresse à condition qu'elle ne se laisse pas emporter par l'élan d'une primaire".

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