Reportage Législatives 2024 : Raphaël Glucksmann repart en campagne, confronté à la "peur" de certains électeurs vis-à-vis du Nouveau Front populaire

Fraîchement réélu député européen, Raphaël Glucksmann repart en campagne pour les législatives des 30 juin et 7 juillet, pour soutenir la dizaine de candidats investis par son mouvement Place publique.
Article rédigé par Sonia Ghobri
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min
Raphael Glucksmann distribuant des tracts pour soutenir le "Nouveau Front Populaire" pour les élections législatives à Marseille, le 19 juin 2024. (JEREMY PAOLONI / AFP)

Après Marseille et Clichy-la-Garenne, il poursuit sa tournée en Gironde samedi 22 juin, et en Essonne dimanche 23 juin pour soutenir Jérôme Guedj. Raphaël Glucksmann espérait un retour en grâce des sociaux-démocrates, son courant, en surfant sur son bon score aux européennes mais ces espoirs ont été quelque peu douchés.

La dissolution de l'Assemblée nationale a contrarié ses plans "de prendre le temps de construire une véritable sociale-démocratie". Raphaël Glucksmann ne décolère pas contre Emmanuel Macron, qui l'a obligé à trancher dans l'urgence. "La seule décision d'urgence responsable, c'était de faire en sorte de casser la dynamique du Rassemblement national".

"Ce n'est pas la Nupes 2"

La création du Nouveau Front populaire inquiète des électeurs, comme Michelle. "J'avoue, j'ai peur. J'ai vu comment ils s'étaient comportés à l'Assemblée nationale ces derniers temps et je n'ai pas confiance en eux", souffle-t-elle. Le fondateur de Place Publique, Raphaël Glucksmann, n'est pas surpris et tente de rassurer. "Ce n'est pas la Nupes 2, ils n’ont pas le contrôle de la coalition. Qu'est-ce qui fait le plus peur entre une LFI diluée dans une coalition ou un RN qui prend le pouvoir seul ?", demande-t-il. 

L'inquiétude de Raphaël Glucksmann se concentre sur la stratégie du camp Macron, qui renvoie dos-à-dos le Nouveau Front populaire et le RN. "Il y aura un second tour et donc si vous continuez avec cette propagande-là, comment vous allez expliquer ensuite aux électeurs et électrices centristes ou de droite républicaine qu’il va falloir voter pour le Front populaire parce qu’il y a la menace absolue du RN ?". Pour lui, la ligne est claire : tout sauf le RN. 

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