Régionales : Jean-Marie Le Pen demande à ses soutiens de se "rallier" à sa petite-fille Marion Maréchal-Le Pen en Paca

Le père de Marine Le Pen doit déjeuner vendredi avec sa petite-fille, en compagnie d'élus FN proches de lui, en rupture de ban avec le parti, pour la convaincre d'en intégrer certains sur les listes frontistes.

Le fondateur du Front national, Jean-Marie Le Pen, le 20 août 2015 au siège du parti à Nanterre (Hauts-de-Seine).
Le fondateur du Front national, Jean-Marie Le Pen, le 20 août 2015 au siège du parti à Nanterre (Hauts-de-Seine). (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Le fondateur du Front national enterre la hache de guerre. Du moins avec sa petite-fille. Jean-Marie Le Pen a demandé à ses soutiens de se "rallier" à Marion Maréchal-Le Pen, la tête de liste du FN en Paca pour les élections régionales de décembre. L'ancien dirigeant du FN a fait cette déclaration lors de la dernière séance plénière du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, vendredi 16 octobre.

L'annonce a été faite peu de temps avant un déjeuner entre Jean-Marie Le Pen, Marion Maréchal-Le Pen et plusieurs élus frontistes en rupture de ban avec le parti. Le père de Marine Le Pen espère convaincre sa petite-fille d'en intégrer certains sur les listes frontistes.

Il s'est défendu d'avoir négocié avec sa petite-fille

Jean-Marie Le Pen s'est défendu d'avoir "négocié" avec elle – "Je n'ai pas négocié avec elle, non, je lui ai donné des conseils" – et a lié ses chances de succès à "l'unité de tous les combattants patriotes" sur sa liste.

En parallèle de ce conflit, Jean-Marie Le Pen, exclu le 20 août après un long bras de fer avec sa fille Marine, a relancé mercredi la guérilla judiciaire avec le parti qu'il a co-fondé en 1972 en l'assignant pour demander sa réintégration.